QUANTITÉ DU SUCRE NORMALEMENT PRODUIT ET DÉTRUIT
pendant son passage à travers les organes. Une petite portion, négligeable, inférieure à passe dans la lymphe pour faire d'ailleurs retour au sang, une autre partie se fixe dans les muscles à l'état de glycogène et n'en sortira jamais à l'état de sucre, elle se transforme pendant la contraction, soit en s'hydratant pour former l'acide sarcolactique, soit en s'oxydant : car, si le muscle devient acide par la fatigue, il émet de l'acide carbonique pendant son travail régulier. Dans les autres tissus et particulièrement dans les glandes, il se brûle suivant les besoins de la caloriflcation ou subit des métamorphoses suivant les sécrétions. L'une des métamorphoses dont le siège est inconnu et qui s'accomplit quand le besoin d'énergie n'est pas impérieux se fait sans consommation d'oxygène, mais avec dégagement d'acide carbonique : c'est la transformation en graisse. Cette transformation de la glycose en graisse, qui n'est pas commandée par le besoin d'énergie, mais qui dégage pourtant de l'énergie, permet à l'économie de ne pas perdre le sucre qui s'éliminerait s'il cessait d'être utilisé et ne cessait d'être produit, son accumulation dans l'économie au delà de 15 ou 20 grammes étant impossible. L'organisme économise cette précieuse source d'énergie en employant le sucre h augmenter ses réserves de graisse mieux encore qu'en augmentant ses réserves de glycogène dont la masse a des limites très restreintes, 500 grammes au maximum.