‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 91 sur 166 · LA GLYCOSURIE DIABÉTIQUE NE DÉPEND PAS DE L'EXCÈS DU SUCRE PRODUIT · texte numérisé non relu

LA GLYCOSURIE DIABÉTIQUE NE DÉPEND PAS DE L'EXCÈS DU SUCRE PRODUIT

Le sucre urinaire éliminé en vingt-quatre heures a pu atteindre le chiffre énorme de 1500 grammes (Dickinson). Admettons que ce diabétique extrême soit l'homme de ({uarante ans dont nous prenons la nutrition comme type au point de vue de la glycolyse. Cet homme consomme habituellement en vingt-quatre heures environ 285 grammes de sucre ingéré ou formé. H en consommerait encore à la rigueur 180 grammes, si vous admettez que toute la graisse élaborée se transforme en sucre. Ce serait une consonnnation de 465 grammes. 11 est en état d'en consommer 185 grammes de plus. Son activité glycolytique est donc capable de détruire ou transformer 650 grammes de sucre. Si l'avidité de ses tissus ne s'amoindrit pas, s'il garde son activité glycolytique normale, avant qu'il émette par l'urine un seul gramme de sucre, il faudra que l'alimentation ou la désassimilation aient fourni à son sang les 650 grammes de sucre nécessaires pour donner satisfaction à l'avidité des tissus. La totalité du sucre introduit ou produit, nécessaire pour expliquer cette glycosurie de 1500 grammes, sera de 2150 grammes. Ces 2150 grammes ne pourront avoir pour origine que 2150 grammes de sucre ou autres hydrates de carbone introduits par l'alinu^ntation, ou 5840 grammes d'albumine ingérée ou détruite par désassimilation, ce qui représente plus de 19 kilogrammes de viande et à peu près la moitié des tissus azotés de cet homme chez lequel l'albumine fixe compte pour 7580 grammes ou par 1440 grammes de graisse si, contre toute raison, vous supposez que tout le sucre peut provenir de la graisse. En présence de l'énormité

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