CO
Azote urinaire total = 14?', 46 ; -—^ = 1 , l'i.
Supposons que l'organisme devienne incapable de détruire le sucre. Les 150 grammes de sucre alimentaire et les 54^'', 55 de sucre produits par le dédoublement de l'albumine s'échapperont par les urines, en tout 204^', o5. Ce sucre ne se brûlera pas, l'oxygène consommé tombera à !259^^54 ; l'acide carbonique formé à 150^'\15. Le quotient respiratoire tombe à 0,58. Quant aux calories, la perte que subit l'organisme est de 650 pour l'hydrate de carbone alimentaire et de 228,27 pour le sucre dérivé de l'albumine. C'est une perte totale de 858 calories.
L'économie ne peut pas subir une pareille spoliation d'énergie sans réagir. Elle trouvera le complément de ses calories manquantes dans 95^',50 de graisse ou dans 54o^',03 d'albumine, la graisse fournissant 9*^^', 2 par gramme, l'albumine donnant non plus 4''''',8 comme à l'état normal, mais seulement 2"^', 5 en raison de l'impossibilité où se trouvera l'organisme d'achever sa destruction par combustion du sucre. Dans les deux systèmes de compensation, l'homme retroilve son énergie; mais estil indifférent de la demander à la graisse ou à l'albumine?
Avec la graisse, la consommation de l'oxygène remontera à 520^'^06, plus que le chiffre de l'état normal (577); l'acide carbonique remontera à409^',90, moins que le chiffre normal (450). Le quotient respiratoire sera 0,79. Si tout hydrate de carbone alimentaire est supprimé, la glycosurie est réduite à 54^', 55, le chiffre de sucre dérivé de l'albumine. L'azote urinaire total reste à 14^', 46.
Si le complément de calories est fourni par une plus forte ration d'albumine, l'oxygène n'augmentera que de la faible quantité que réclame
L'AZOTURIE DIABKTIQLE.
rhydrogène mis en liberté par rhydiatation de la molécide alhiirnineuse ; il restera en tout cas très inférieur au chiffre normal : '2()9^'\77 au lieu de 577^%64. L'acide carbonique ne variera pas : il sera encore de 150^^15 au lieu de la normale 449^', 97 avec 0,58 comme quotient l'cspiratoire. Le sucre urinaire, malgré la suppression des hydrates de carbone aliuientaires, sera ce que fournit de sucre la ration normale 97^^40 augmentée de 540^''", 50, soit 440^''\70 d'albumine. Le poids de ce sucre exclusivement fourni par Talbumine sera de 245^', 91, glycosurie plus forte que lorsque le malade mangeait sa ration de féculents ou de sucre. Alors le chiffre de l'azote urinaire total sera de 65^^42.
Ainsi, quand riiomme cesse d'être normal en perdant sa puissauce de destruction du sucre, mais quand, par suite d'une nécessité qui s'iuipose, il remplace les hydrates de carl)one devenus inutiles et môme miisibles par d'autres substances capables de lui rendre Ténergie manquante :
Si la graisse sert à compléter son alimentation, la glycosurie diminue, Toxygène consommé est sensiblement augmenté, Lacide carbonique éliminé est un peu abaissé, le quotient respiratoire est un peu plus faible. Fazote urinaire n'est pas changé.
Si c'est l'albumine qui fait le complément, la glycosurie augmente, l'oxygène consommé et l'acide carbonique éliminé diminuent, le quotient respiratoire s'abaisse, le chiffre de l'azote urinaire s'élève.
Dire que ma théorie est fausse parce qu'elle suppose un abaissement du chiffre de l'oxygène consommé et de l'acide carbonique formé, ou encore parce qu'elle n'explique pas l'azoturie de certains diabètes, c'est méconnaître ce fait de la compensation nécessaire apportée soit par la polyphagie, soit par l'autophagie à la mise en liberté des calories que le sucre ne fournit plus.
DÉMONSTRATION DIRECTE DU RALENTISSEMENT DE LA NUTRITION DANS LE DIABÈTE