‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 5)Chapitre 123 sur 131 · PÉRITOINE · texte numérisé non relu

PÉRITOINE

Vépiploon prend assez souvent part aux affections des organes abdominaux.

Les phlegmasies chroniques, la dégénérescence cancéreuse, les kystes hydatiques, peuvent l'atteindre.

L'inspection peut révéler des saillies plus ou moins limitées siégeant d'ordinaire dans la région ombilicale, qui ne subissent pas de déplacement synchrone avec les mouvements respiratoires, à moins qu'elles n'aient contracté des adhérences avec le foie.

La palpation et la percussion permettront de se renseigner sur la consistance, la sensibilité, la mobilité, les adhérences avec les organes voisins; on exerce le palper dans diverses attitudes. C'est avec les tumeurs du foie et de l'estomac que celles de l'épiploon se confondent le plus facilement, c'est surtout d'après la marche et la réunion d'autres symptômes plus que par l'examen physique que le diagnostic sera établi.

La recherche de l'état des ganglions mésentériques et rétro-péritonéaux s'impose toujours dans l'enquête relative aux affections du tube digestif.

C'est la tuberculose le plus souvent et en seconde ligne le cancer des organes abdominaux qui provoquent leur hypertrophie : les ganglions ne sont pas en général primitivement malades.

Les ganglions mésentéricpies hypertrophiés sont perceptibles sous la forme de tumeurs bosselées, plus ou moins mobilisables, fournissant à la percussion une zone de matité plus ou moins nette. On peut les confondre avec les tumeurs des viscères, avec des amas de matières fécales durcies : à ce dernier point de vue il faut toujours compléter l'examen par l'administration de lavements ou d'un purgatif.

Les ganglions rétro-péritonéaux, qui peuvent être par exception affectés primitivement de cancer, ne sont perceptibles à la palpation que lorsqu'ils constituent déjà des tumeurs bosselées assez volumineuses, à siège profond au-devant du rachis, non mobiles, débutant au niveau de l'ombilic, mais pouvant s'étendre ultérieurement jusque dans le petit bassin. La percussion ne peut guère donner de matité que si la masse est très volumineuse et si les parois abdominales sont assez dépressibles. Le diagnostic en est difficile avec les tumeurs des viscères.

(^) L. 3lEnLiN. Péritoine. Dict. de méd. et chir. pratiques. — Siuedey et Danlos. Péritonites. Même dictionnaire. — Courtois-Scffit, Traité de médecine, Charcot-Bocchard.

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