‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 5)Chapitre 45 sur 131 · MATITÉ RELATIVE · texte numérisé non relu

MATITÉ RELATIVE

Ses variations (") ont été surtout étudiées, dans ces dernières années, par M. Potain; un de ses élèves, M. Foubert, y a consacré sa thèse. Cet auteur s'est occupé spécialement des variations passagères ou plus ou moins durables du volume du cœur évaluées par l'étude de la matité

(1) Dans micas, Riess [Zeils. f. klin. Med., Bd. XIV) aurait pu, au moyen de la percussion, iliagnostiquer un anévrisme du ventricule gauche. (?)

(2) Pour déterminer la limite réelle de la grande matité cardiaque, Ewald recommande une sorte de percussion auscultatoire. On applique le stéthoscope au-dessus de la région hépatique et on percute en commençant à droite au niveau des espaces intercostaux, en se rapprochant de plus en plus du creux du sternum. L'oreille qui ausculte le son de percussion perçoit nettement que le son devient obscur dès qu'on percute dans la zone du cœur. Ce procédé a été peu employé jusqu'ici et les résultats qu'on peut en attendre demeurent hypothétiques.

Nous en dirons autant du procédé de Guéneau de Mussy et de Zuelzer, qui avaient imaginé d'ausculter les sons produits par la percussion en appliquant le stéthoscope sur le dos du malade.

Il s'est fait quelque bruit récemment autour d'une méthode préconisée par Blanchi et Bazzi (Congrès de Rome, 1895, et Société de biologie, 22 févr. 1896) et qui consiste à provoquer dans l'organe à explorer des vibrations qu'un appareil récepteur transmet aux oreilles. Les avis, concernant la valeur des résultats obtenus, sont encore trop partagés pour que nous insistions plus longuement. La j^houendoscopie (tel est le nom donné au procédé par les auteurs) est encore loin, croyons-nous, d'entrer dans la pratique courante.

.'5) Les variations de cette matité dans le décubitus latéral, droit et gauche, ont été étudiées C!i détail par Tanszk et Vas [Pest. med. chir. Press., 1891). Ilcitler aurait pu démontrer que chez tout individu normal la matité relative se modifie 4 à 5 fois par minute indépendamment de l'état de l'estomac et du poumon, par suite d'un relâchement })ériodique du muscle cardiaque. he.0 [Sitzuugsher. der Niedeirhein Gesselschaft, 1893) n'a pu confirmer ces assertions.

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