‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 5)Chapitre 60 sur 131 · PALPATION · texte numérisé non relu

PALPATION

La palpation des veines peut, dans certains cas assez restreints, donner des résultats dignes d'être notés.

Par la palpation de la jugulaire interne chez les chlorotiques el les anémiques on obtient un frémissement qui est un signe de même valeur et de même signification que le souffle ou le murmure veineux révélé par l'auscultation; il est facile à constater et aussi pathognomon ique. Il suffit d'appliquer la pulpe du pouce entre les deux chefs d'insertion du sternomastoïdien, très légèrement, sans écraser le vaisseau, juste assez pour le frôler, pendant qu'on fait tourner la tête du patient du côté opposé de façon à tendre l'aponévrose cervicale. Dans ces conditions, on perçoit, en rapport avec le souffle qui existe à ce niveau, un frémissement vibratoire intermittent ou continu, à renforcement post-systolique. On l'obtient d'autant plus facilement que le souffle est plus intense; quand celui-ci est continu, le frémissement est permanent avec affaiblissement marqué pendant la systole cardiaque, seulement durant l'inspiration. Pour rendre le phénomène plus sensible, on peut d'abord appuyer sur le vaisseau, assez pour en effacer la lumière, puis diminuer progressivement la pression; à un moment donné, le frémissement devient très net. Comme le souffle veineux de la chlorose, ce signe doit être recherché h droite où il est presque toujours plus marqué qu'à gauche.

Le pouls veineux bien caractérisé peut être appréciable à la palpation. Il peut encore être sensible à ce procédé d'exploration quand il coïncide avec de l'arythmie cardiaque (voir p. 205).

On peut aussi constater à la palpation et à l'inspection un pouls veineux dans certains cas où il existe un galop bien manifeste au cœur. Les soulèvements observés aux veines du cou en pareille circonstance offrent le même rythme, tant il est vrai que quand les conditions locales favorables à la producfion du pouls veineux existent, tous les inouvements du cœur se traduisent sur ces vaisseaux par des soulèvements plus ou moins marqués.

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