DIVISION DU SUJET
bonne part à donner de l'importance à ce signe si précieux : l'examen des crachats, les travaux des microbiologistes allaient permettre de rechercher d'autres éléments autrement caractéristiques.
Retrouver dans l'expectoration les micro- organismes, cause de la lésion pulmonaire, c'était avoir pour ainsi dire sous les yeux la signature même de la maladie. Les noms de Koch, de Frœnkel, de Klebs, de Lœffler, etc., sont devenus d'usage si courant que point n'est besoin de les rappeler ici. C'est grâce à eux que le diagnostic des lésions de l'appareil respiratoire a fait à notre époque un progrès si considérable.
La recherche de ces mêmes micro-organismes dans le sang montrait l'infection générale de l'économie.
Mais les conséquences des travaux de Pasteur, l'antisepsie, l'asepsie, allaient permettre un autre mode d'investigation et le faire entrer dans la pratique courante. En autorisant les ponctions exploratrices, en leur donnant une innocuité absolue grâce à l'antisepsie de la peau et à la stérilisation des instruments, on mettait le médecin à même, dans les cas douteux, de diagnostiquer un épanchement pleural ou de reconnaître sa nature. Les inoculations aux animaux montrèrent la virulence du microbe coupable et indiquèrent la voie thérapeutique à employer. Dans les cas de pneumothorax on pouvait se permettre d'évacuer les gaz nocifs et de les remplacer par de l'air stérihsé après avoir constaté qu'il s'agit bien d'un pneumo-thorax fermé. Devenus aujourd'hui classiques, ces moyens de diagnostic, qui ont enrichi d'une singulière façon la sémiotique des voies respiratoires, sont la conséquence non douteuse des travaux du grand savant français.
Dans cette dernière période, nous avons vu la mécanique perfectionner les appareils de spirométrie et de cyrtométrie, bons éléments de diagnostic. Enfin l'auscultation et la percussion, toujours travaillées, donnent chaque jour de nouveaux résultats soit dans les recherches fines et délicates de la tubercidose pulmonaire au début, soit dans la séparation de ces états pulmonaires un peu particuliers que créent certaines maladies générales ou certaines constitutions médicales passagères.