‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 5)Chapitre 90 sur 131 · C. — MENSURATION. — CYRTOMÉTRIE. — PNEUMOMÉTRIE · texte numérisé non relu

C. — MENSURATION. — CYRTOMÉTRIE. — PNEUMOMÉTRIE

Les modifications de diamètre que nous avons passé rapidement en revue dans l'avant-dernier paragraphe, sont visibles à l'œil et d'un diagnostic relativement facile. 11 en est d'autres plus faibles et qui ont besoin de quelque artifice pour les déceler. C'est ainsi que la dilatation d'un côté du thorax peut être révélée par la mensuration dans la pneumonie, dans la congestion à forme de pleurésie (spléno-pneurnonie de Grancher) et même dans la congestion pleuro-pulnionaire de Woillez.

Dans ces cas de diagnostic plus délicat, c'est à l'aide d'un mètre que l'on arrive à mesurer la différence des deux côtés de la poitrine; on peut aussi se servir d'un compas d'épaisseur. On peut, par le procédé du cordeau de Pitres tendu de la fourchette sternale à la symphyse pubienne, constater s'il existe ou non de la déviation de la pointe du stei num d'un côté ou de l'autre (pleurésie), et cette constatation une fois faite, il devient facile de rapporter à sa véritable source, par la seule inspection et la mensuration, la dilatation thoracique.

C'est Woillez qui avait surtout donné à la mensuration thoracique un rôle capital. La cyrtométrie était un de ses principaux moyens d'investigation : son appareil, le eyrtomètre, était constitué par une série de chaînons de corne articulés entre eux par des ' ^j^, ^^^^^^^^ ^^^^ eyrtomètre de Woillez.

rivets et capables de

prendre toutes les formes du thorax sur lequel on l'appliquait. Deux articulations permettaient d'ouvrir l'appareil pour le déplacer et de le transporter sur un papier. En suivant avec un crayon le contour intérieur du eyrtomètre ainsi reporté, on a la courbe et la forme du thorax examiné.

Woillez arrivait, disait-il, à mesurer avec ce procédé des dilatations très minimes, même celles amenées par la congestion pulmonaire. On peut, avec cet instrument, mesurer aussi le degré de dilatation du thorax ; il faut pour cela l'appliquer après une inspiration forcée et après une expiration forcée. La mensuration avec un mètre ou l'amplexation simple de la poitrine comparativement faite des deux côtés avec les deux

SÉMIOLOGIE DES VOIES RESPIRATOIRES

mains, donnerait des renseignements très suffisants dans le plus grand nombre des cas.

Nous devons ranger auprès de ces moyens d'investigation un mode d'exploration qui, dans un certain nombre d'affections chroniques des voies respiratoires, doit être pratiqué si l'on veut être au courant du véritable état du parenchyme pulmonaire, je veux parler de la mesure de

la capacité respiratoire de la pneumomêtrie ou spirométrie. C'est llutchinson qui le premier permit par son appareil la mesure de la quantité d'air contenue dans le thorax. Cette recherche est utile dans nombre de

Fis. 90.

romèlre de Boudin.

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