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Spiromètre de Ilutcliinson

cas. Des appareils multiples ont été inventés pour cette exploration.

Le principe de celui dlhitchinson est en somme celui du gazomètre, Lair expiré fait monter une cloche plongeant dans un réservoir d'eau. La cloche s'abaisse pendant l'inspiration, un index gradué permet de noter la quantité d'air employée dans les deux cas. Le spiromètre de Boudin est également très simple, il sert à mesurer la capacité respiratoire des jeunes conscrits. Le spiromètre de Waldenburg repose sur le principe du manomètre, la pression aérienne faisant mouvoir une colonne de mercure.

Quel que soit l'instrument employé, on doit d'abord se rappeler les conditions normales d'inspiration et d'expiration. La capacité respiratoire d'un homme sain est de 5000 à 4000 centimètres cubes, celle de la femme de 2000 à 5000. La pression inspiratoire est à l'état normal toujours plus faible que la pression expiratoire; la pression inspiratoire moyenne est de 44 millimètres de mercure, la pression expiratoire de 60 millimètres environ. Dans les respirations forcées, les deux temps

SIGNES PHYSIQUES

donnent, le premier 60 à 70 millimètres, le deuxième 80 millimètres.

La pneumatométrie n'a, on le comprend, pas d'importance dans les affections aiguës de l'appareil respiratoire : dire que dans la pneumonie et la pleurésie la pression mspiratoire et expiratoire est diminuée, n'a rien qui doive surprendre; d'ailleurs, il est plus prudent de ne pas faire ces recherches forcées. Mais dans les affections chroniques et en particulier dans deux d'entre elles on peut, même au début, ranger la spirométrie parmi les bons éléments de diagnostic.

Dans Vemphysème pulmonaire, la capacité vitale du poumon tombe rapidement de 5 ou 4 litres à '2 et même à 1 litre. Toutefois, il ne faut pas oublier que chez ces malades qui ne vident pas leur poitrine, il y a un air résidual augmenté. Nous avons vu que la pression expiratoire est toujours à l'état normal plus forte que la pression inspiratoire. Les deux pressions diminuent dans l'emphysème, mais la pression expiratoire plus que la pression inspiratoire qu'elle arrive à égaler. Celle-ci la dépasse même quelquefois.

Dans la phtisie pulmonaire, la diminution de la capacité respiratoire est la règle. Il faut se méfier des sujets chez lesquels on la voit diminuer progressivement. Elle s'affaiblit en tout cas à mesure que la maladie progresse. La pression inspiratoire est la première à diminuer, mais la pression expiratoire suit, et on peut dire que la diminution des deux pressions est la règle quand la maladie continue son évolution.

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