CYANURE DOUBLE DE FER HYDRATÉ
sique, auxquels plus tard il joignit de la belladone; mais encore ici les signes diagnostiques manquent de précision. Que maintenant Frick de Nyborg vante ce médicament dans le traitement du cancer comme propre à calmer les douleurs quand on l'applique topiquement, il n'y a là rien dont on doive s'étonner et qui ne soit conforme à l'analogie.
Si maintenant nous nous en référons au travail de M. Becquerel, dont nous avons déjà parlé, et qui est le résultat d'expériences nombreuses tentées par M. Andral à l'hôpital de la Charité, nous arriverons à cette conclusion que l'Acide Cyanhydrique, souvent dangereux, est presque toujours inutile, et très-rarement curatif.
Modes d'administration et doses.
L'acide Cyanhydrique, préparé d'après le procédé de Géa Pessina et étendu au sixième, doit s'administrer dans une potion de 100 à 125 grammes (3 ou 4 onces) d'eau distillée, non édulcorée, et par cuillerée à bouche; de cette manière seulement les dernières cuillerées auront la même puissance d'action que les premières. Avec ces précautions, cet acide peut être administré et manié avec facilité, pourvu que l'on commence par 6 à 8 gouttes, le premier jour, et que l'on s'élève peu à peu par une ou deux gouttes à la fois. Il est bon aussi de recommander au pharmacien de placer ces potions dans des vases colorés, ou entourés de papier noir.