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LA. MATURATION ET LA FÉCONDATION DE L'ŒUF

cule germinative dans l'intérieur de l'œuf, après l'expulsion des globules polaires, serait donc incapable de se développer davantage sans le secours du spermatozoïde; et s'il ne se formait pas de globule polaire, la partbénogénèse pourrait normalement exister. En un mot, la faculté de former des cellules polaires aurait été acquise par l'œuf dans le but exprès de prévenir la partbénogénèse (1).

Enfin, Bùlschli a produit récemment, à la suite de reeberebes sur le développement des Volvox et autres Flagellés vivant en colonie, une théorie qui consiste à considérer la formation des globules polaires comme rappelant un état dans lequel les Métazoaires primitifs étaient capables de former des colonies de gamètes femelles, semblables à celles qui s'observent encore aujourd'hui chez certains Protozoaires. Cette conception s'appuie du reste sur des faits trop spéciaux pour que nous puissions ici l'exposer en détail.

Quand la production des globules polaires est achevée, la moitié du dernier fuseau qui reste finalement dans l'œuf ne Larde pas à perdre sa striation longitudinale ; elle se transforme en deux ou trois vésicules claires (fig. 80), qui se réunissent bientôt en un simple noyau arrondi. Celui-ci, entouré ou non d'un aster, suivant les cas, se rapproche du centre de l'œuf, que souvent il vient occuper (fig. 86) ; quand il est arrivé au terme de sa migration, l'aster qui l'entourait disparaît. Ce noyau prend le nom de noyau de l'œuf ou pronucleus femelle; il renferme un nucléole.

C'est'seulement à la suite de ces métamorphoses que l'œuf est véritablement mûr et apte à être fécondé; chez un grand

(1) Il importe de remarquer, à propos de cette théorie de Balfour, que des globules polaires ont été signalés chez certains Arthropodes, par Leydig chez ItaphtiLn longispina, par Grobben chez Moina reclirostris, par Henneguy chez Oniscus et chez Asellus aquaticus. Une observation de Hœk relative ;'i l'œuf de Balanus balanoïdes semble moins positive.

Chez les Insectes, on désigne encore sous le nom de globules polaires des corpuscules qui se séparent de l'œuf avant la segmentation et dont le nombre est assez considérable (8 d'après Balbiani, 12 d'après Weismann, 16 à .20 d'après Ch. Robin). Mais ces corpuscules auraient une tout autre signification que les véritables globules polaires : ils ne se détruisent point comme le font ceux-ci, mais pénètrent dans l'œuf on voie de développement, et e est à leurs dépens, suivant Balbiani (Sur la signification des cellules polaires des Insectes.. Comptes rendus, XCV, p. 927, 13 novembre 1882), que se formeraient les organes génitaux.

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