U MATURATION ET LA FÉCONDATION DE L'ŒUF
nombre d'animaux à fécondation extérieure, «. «W ^ qu'après avoir passé par ces différentes phases qu ,1 est expulsé
la fécondation consiste en une fusion directe des couches superficielles du vitellus avec la tête du spermatozoïde. Il faut donc, pour que ce phénomène se produise, que le spermatozoïde traverse l'en-
Fig. 85. — Portion de l'œuf d'Aslerias glacialis après la formation du second globule polaire, montrant la partie du fuseau qui reste dans l'œuf se transformant en deux vésicules claires. Préparation à l'acide picrique. D'après Fol.
Fig. 86. — OEuf à'Asterias glacialis avec les deux globules polaires et le pronucléus femelle entouré de stries îadiaires. OEuf vivant. D'après Fol.
veloppe de l'œuf. Dans le cas où celle-ci est dure et résistante, un micropyle lui livre passage, comme cela se voit chez les Poissons, les Insectes, etc. Lorsqu'au contraire l'enveloppe de l'œuf n'est représentée que par une masse gélatineuse plus ou moins épaisse, ou par un mince follicule jouant le rôle de membrane vitelline, sa force de propulsion suffit à faire traverser au spermatozoïde cette barrière peu résistante.
Dès que le spermatozoïde a traversé l'enveloppe de l'œuf pour pénétrer dans le liquide périvitellin, le vitellus présente des modifications remarquables. Ainsi que Fol l'a observé chez l'Etoile de mer, « avant qu'aucun contact ait eu lieu entre le zoosperme et le vitellus, le protoplasme de ce dernier s'amasse du côté qui fait face au spermatozoïde, et y constitue une mince couche hyaline qui recouvre le vitellus granuleux; puis cette couche transparente se soulève à son centre en une bosse qui s'avance àla rencontre de l'élément mâle(fig. 87, A). La bosse Blanchard. — Zool. méd. 10
LA MATURATION ET LA FÉCONDATION DE L'ŒUF, change en un cône, et bientôt on voit un mince filet de protosme établir la communication entre le sommet du cône et corps du zoosperme (flg. 87, B). Ce dernier s'allonge et
Fig. 87. — Faibles portions de l'œuf à'Asterias glacialis. Les spermatozoïdes sont représentés enveloppés dans la membrane mucilagineu.se. En A, il se forme à la surface de l'œuf une protubérance dirigée vers le spermatozoïde le plus voisin. En B, le spermatozoïde et la protubérance se sont rencontrés. D'après Fol.
s'écoule pour ainsi dire dans le vitellus. La queue reste seule au dehors, où on peut la distinguer encore quelques minutes. »
Chez Asterias glacialis, au moment même où la couche protoplasmique hyaline, qui s'est différenciée à la périphérie de l'œuf, se met en contact avec la tète du spermatozoïde, on voit cette couche homogène se séparer de l'œuf et constituer une membrane vitelline (fig. 88). « La différenciation de cette membrane gagne tout le tour du vitellus, en commençant par le point de fécondation, où il reste une sorte de petit cratère. Chez un œuf bien mûr et bien frais, tous ces phénomènes sont tellement rapides que l'accès du vitellus est barré à tout zoosperme qui serait de peu de secondes en retard sur le premier. La pénétration a lieu en un point quelconque de la surface du vitellus. La fécondation normale de l'Etoile de mer se ferait h l'aide d'un seul zoosperme par œuf, ce qui est tout à fait évident chez l'Oursin. »
La tête du spermatozoïde, après avoir pénétré dans l'œuf, se transforme en un corps clair, réfringent, qui est le noyau sp rmatique ou pronucléus mâle. Ce noyau s'enfonce dans le vitellus, en se dirigeant vers le centre, non en vertu d'un mouvement