‹ Traité de zoologie médicale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 29 sur 77 · CLASSE DES ANTH0Z0A1RES · texte numérisé non relu

CLASSE DES ANTH0Z0A1RES

c'est à eux seuls qu'est due la coloration du sarcosome, au sei duquel ils sont partout régulièrement répartis; leur longueu

Fig. 147. — Coupe d'une portion de tige de Corail, d'après de Lacaze-Duthiers. Portion d'une tige dont l'écorce a été fendue suivant la longueur et en partie enlevée. — A, sarcosome avec ses vaisseaux en réseaux irréguliers ; /(, en réseaux à tubes longitudinaux, f. B, Polype dont les tentacules, d, sont épanouis ; k, bouche; m, œsophage ; i, bourrelet ou sphincter inférieur de l'œsophage; /, replis mésentéroîdes. B', Polype à tentacules, d, rentrés dans les loges périœsophagiennes ; e, espace circulaire autour do la bouche et œsophage; c, orifice correspondant aux tentacules retournés ;

partie du corps formant le tube saillant quand l'animal est épanoui ; a, lésions du calice. P, polypier; g, ses cannelures, dans lesquelles so logent les vaisseaux longitudinaux, f.

La figure 147, qui représente la coupe d'une tige de Corail, va nous permettre de comprendre la disposition des vaisseaux

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du sarcosome. Ces vaisseaux sont de deux ordres : les uns, fort réguliers, sont situés au contact même du polypier et constituent une couche profonde de tubes longitudinaux parallèles, /', qui ne s'anastomosent que de place en place ; les autres, plus petits et très irréguliers, /«, forment un réseau dont les mailles inégales se répandent dans toute l'épaisseur du sarcosome. Ces derniers canaux s'entre-croisent et s'anastomosent en tous sens ; ils communiquent avec les vaisseaux du réseau profond et présentent, d'autre part, des relations intimes avec la cavité du corps des Polypes. Il suit de là que tous les Polypes sont, étroitement reliés les uns aux autres, non seulement sur une même branche, mais dans la colonie tout entière et que. par exemple, les aliments saisis par l'un d'eux peuvent profiter à ses voisins, grâce à la circulation de matières qui se fait à l'intérieur des canaux, tapissés par un épithélium vibratile. Si l'on casse l'extrémité d'un rameau vivant, on voit s'écouler un liquide blanc, miscible à l'eau et d'apparence laiteuse : on le connaît depuis bien longtemps sous le nom de lait du Corail. Ce liquide contient tout à la fois les produits de la digestion et les œufs, car il est à remarquer que ceux-ci ne sont expulsés au dehors qu'après avoir subi une partie de leur développement dans l'intérieur des canaux.

Le polypier, P, est une tige cylindro-conique, dont la surface est sillonnée de cannelures, g, parallèles entre elles, ordinairement rectilignes et longitudinales, quelquefois disposées en spirale ; ces cannelures ne sont autre chose que l'impression des vaisseaux profonds du sarcosome. Sur une coupe transversale, on s'assure que la vive couleur rouge du polypier n'est point partout égale : il se montre formé de zones à contours vagues, alternativement claires et foncées, disposées à la fois en couches concentriques et dans le sens du rayon; son centre est occupé par une substance incolore, dure et compacte.

Le polypier est la partie du Corail que l'on utilise en bijouterie : pour cela, on lui fait subir certaines préparations qui ont principalement pour but de le polir et de faire disparaître les côtes de sa surface. La poussière qui s'en détache alors est employée pour la fabrication de certaines poudres dentifrices rouges, qui ont le défaut d'user à la longue l'émail des dents. Actuellement, cesl là le seul emploi du Corail en médecine,

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mais autrefois il jouissait d'une grande faveur. Louis Gansius (1) lui a consacré une curieuse monographie, où il nous apprend qu'il préserve de la foudre, des ombres sataniques; que, répandu en poudre sur les champs, il les féconde; quë] porté au cou, il enlève les douleurs de ventre, etc. On le considérait encore comme capable d'exciter les désirs vénériens, si on le portait au cou ou au bras, mais Gansius doute de celte vertu (2).

Au temps de Lémery, le Corail était déjà grandement déchu de sa splendeur. On le tenait pour un alcalin, opinion que justifient pleinement sa composition chimique et sa richesse en carbonate de chaux, et on l'employait en poudre fine contre les aigreurs de l'estomac et dans les cas de diarrhée et d'hémorrhagie; on attribuait à sa matière colorante rouge « de grandes vertus pour purifier le sang, pour réjouir et fortifier le cœur ». Au commencement du siècle, on employait encore une teinture et un sirop préparés avec du Corail dissous dans le suc de Berbéris. Cette confection est elle-même tombée en désuétude, et le Corail n'est plus utilisé en médecine que pour la préparation de poudres dentifrices. Nous avons dit déjà que celles-ci étaient faites avec la poussière résultant du polissage des rameaux : on les prépare également en pulvérisant les rameaux dans un mortier de fer, en passant au tamis de crin et en lavant à l'eau bouillante à plusieurs reprises; on porphyrise ensuite la poudre humide, on sépare par l'agitation les parties les plus ténues et on recommence l'opération jusqu'à ce que le tout soit réduit en une poudre impalpable.

Le Corail disparut de la pharmacopée lejour où l'on connut enfin sa composition chimique. La première analyse en fut faite en 1814, par Vogel, de Munich. En voici les résultats :

Acide carbonique 27,50

Chaux 50,50

(1) Joan. Ludovici Gansii D. medici Francofurtensis Covallorum histwia, qua mirabilis eorum ortus, locus natalis, varia gênera, prxpnraliones chymicx quamplurimœ, viresque eximiie proponuntur, 1G30.

(2) « Coralia Venerem stimulare sunt qui credant. Quamobrem id fiât, eau- 8am nullam adfcrunt. Aiunt autem bas illis vires esse, si collo aut bracliio r.dalligata. Quod si ita se babet, haud scio cur fœminis liceniia permittatur coralia collo et brachiis gestandi, cum vcl sine illis satis appetentes videantur » .

Magnésie j

Oxyde rouge de fer. ... .

Sulfate de chaux J ~

Débris animaux '

Eau , ',' . traces

Chlorure de sodium

Une autre analyse, faite par Watting, a conduit aux résultats suivants :

Carbonate de chaux 8>^j>

Carbonate de magnésie 3'5"

Oxyde de fer

Matière organique

Pertes.

Enfin, plus récemment le Dr Al. Tischer, professeur de chimie à l'Institut technique de ïrévise, a fait, à la demande de G. et R. Canestrini, une analyse comparative du Corail rouge et de sa variété noire :

Corail

Cov;iil

rouge.

unir.

0,GOO

Sulfate de cliaux

Sesquioxyde de fer

Matière organique

Eau

Phosphates, silice, perles.

Vogel concluait de son analyse que la couleur rouge du Corail était due à l'oxyde de fer, et cette opinion a été acceptée par la plupart des chimistes. Mais il en est d'autres qui font à cet égard les plus expresses réserves : de ce nombre sont Pelouze et Frémy, puis Guibourt. Ce dernier parle de la facilité avec laquelle le Corail se décolore par certains agents réductifs, et reprend ensuite sa couleur au contact de l'air, ce qui n'est pas le fait de l'oxyde de fer. « J'ai vu, dit-il, des boucles d'oreilles de Corail, blanchies par l'application d'un cataplasme de farine de lin, reprendre leur couleur primitive après quelques jours d'exposition à l'air. On sait aussi qu'une forte transpiration fait perdre au Corail une partie de sa couleur. Les corps gras et les huiles volatiles le décolorent également. Nul doute que l'oxyde de fer ne fasse une partie essentielle de la matière rouge du

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Corail, mais il est possible qu'il ne la compose pas à lui tout seul. » La nature du principe colorant n'est pas encore suffisamment connue.

Quant au Corail noir, on doit le considérer comme une variété cadavérique. Vogel a montré que l'hydrogène sulfuré avait la propriélé de faire passer au noir le Corail rouge. Or, le Corail noir, connu dans le commerce sous le nom de Corail mort ou de Corail pourri, est effectivement mort depuis plus ou moins longtemps, quand l'engin de pêche le ramène à la surface. La putréfaction qui s'est emparée de ses parties molles, après sa chute au fond de la mer, a donné naissance à l'hydrogène sulfuré, sous l'influence duquel le polypier a pris la coloration noire.

If. Lacaze-Dulhiers, Histoire naturelle du Corail. Paris, 18G4. Giov. e Rie. Canestrini, // Coralto. Annali dell'industria c del commercio. Roma, 1882.

La première division des Hydroïdes est conslituée par les Hydrocorallines, qui établissent nettement le passage des Hydraires aux

Coralliaires. Ce groupe, dont une famille, celle des Stromatoporides, se retrouve abondamment à l'état fossile dans les terrains silurien et dévonien, est encore représenté dans les mers chaudes de notre époque par les Milléporides (fig. 148) elles Stylastérides ; ces deux dernières familles sont également fossiles dans le crétacé, l'éocène, le miocène. Moseley a démontré que le squelette des Milléporides est de nature ectodermique, tandis que celui des Anthozoaires est formé par le mésoderme.

Le sous-ordre des Tubulaires nous arrêtera plus longtemps : il renferme diverses formes dont la connaissance nous est indispensable.

Protohydra Leuckarti R. Greeff, semble être le plus simple des Cœlentérés actuels. Cet animal est long de 0"»°,b à 3™ et vit dans la

Fig. 148 . — Millepora alcicornis.

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vase da fond de la mer. 11 est constitué par un simple sac allongé, fixé par son extrémité aborale et ne présentant ni cloisons ni tentacules. La reproduction sexuelle n'a pas été observée, mais l'animal se multiplie activement par division transversale (I).

11 n'est pas d'étang dans lequel on ne puisse trouver, fixés sur les plantes aquatiques, depetitsêtres, longs au plu de 1 à 2 millimètres et dont le corps est terminé par une couronne de filaments déliés, capables de se mouvoir en tous sens. Ces animaux sont des Hydres d'eau douce (Gg. 149). Leur corps se compose d'une simple poche, fixée aux herbes aquatiques par son extrémité en cul-dc-sac; la cavité, qui fonctionne comme appareil digestif, communique avec l'extérieur par un orifice, tenant lieu tout à la fois de bouche et d'anus, et situé à la base des bras.

Ceux-ci sont ordinairement au nombre de 6, mais on peut en rencontrer 12 et môme 18. Ils sont couverts d'un très grand nombre de némalocystes.

Tantôt le Polype les étend autour de lui pour se fixer aux objets voisins, tantôt il s'en sert pour pécher dans l'eau qui l'entoure : les animaux de petite taille qui viennent à les rencontrer sont aussitôt frappés de paralysie et restent adhérents au bras qu'ils ont touché. Celui-ci s'enroule autour d'eux et les porte à la bouche du Polype.

L'Hydre d'eau douce a été observée pour la première fois en 1703 par Leeuwenhœk. En 1740, sans rien connaître des travaux antérieurs, Trembley la découvrit à son tour. Ces petits êtres de couleur verte, assez semblables à des plantes, l'intriguèrent fort : il pensa tout d'abord que c'étaient des végétaux; mais les ayant vus se déplacer et se mouvoir, le doute germa dans son esprit et il entreprit, pour l'élucider, les plus curieuses expériences.

(1) Edw. Potts [The development and structure of Microlujdra Ri/deri. American naturalisa XIX, p. 1232, 1885) vient de faire connaître un petit Cœlenterc deau douce très analogue à Prosohydra Lcuckarti.

Fig. 149. — Hydra fusca, avec deux bourgeons — a, nématocyste.

Élevons des Hydres dans un vase dont l'eau renferme en abondance des animalcules tels que les Cyclopes et les Daphnies : les Polypes, grâce à leur gloutonnerie, en avaleront un grand nombre, et leur estomac se dilatera outre mesure. Prenons alors l'un deux avec un peu d'eau dans une verre de montre et, au moyen d'une soie de Porc, refoulons lentement vers l'intérieur le fond du sac qui le constitue. Avec un peu de précaution, il est assez facile d'arriver à retourner l'animal à la façon d'un doigt de gant. Dans ces conditions, pensez-vous, l'Hydre ne pourra plus vivre ? Le bouleversement apporté dans son organisme ne suffit-il pas en effet à lui donner la mort ? Pendant quelques heures, le Polype semble en effet mal à l'aise, il fait de grands efforts pour arriver à se dèretourner, pour employer l'expression de Trembley. Mais ses tentatives demeurent très souvent infructueuses et, prenant bientôt son parti de cette situation nouvelle, il ne tarde pas à étendre de nouveau ses bras et à manger copieusement. Chose étrange! la paroi de son nouvel estomac digère les aliments avec autant de facilité que si rien d'anormal ne s'était produit ; l'ancienne muqueuse stomacale, devenue la peau, fonctionne à son tour comme organe du tact.

, Trembley découvrit encore d'autres faits tout aussi remarquables.

On peut faire avaler à une Hydre une autre Hydre, presque aussi grande qu'elle. Coupons à la première l'extrémité de son corps terminée en cul-de-sac : elle n'en continuera pas moins d'avaler sa proie et celle-ci, demeurée intacte, pourra dépasser à ses deux extrémités le Polype extérieur qui la recouvre exactement à la manière d'un manchon. Le Polype intérieur ne sera point digéré, mais s'efforcera, par ses contorsions, d'échapper aux étreintes de son hôte. Il parviendrait bientôt à ses fins, mais il est facile de l'en empêcher : il suffit pour cela d'embrocher les deux Polypes au moyen d'une soie. L'Hydre intérieure sera-t-elle alors digérée? Pas davantage. Bien plus, les deux animaux parviendront à se séparer l'un de l'autre, mais au prix de quelles mutilations! L'Hydre extérieure se fend suivant toute sa longueur, et sa victime se trouve alors mise en liberté; pour l'une et l'autre, se débarrasser de la soie n'est plus que l'affaire d'un instant. Avec de semblables blessures, voilà, pensez-vous, l'Hydre extérieure en grand danger de mort? Point. Les deux bords de la plaie se rapprochent, se soudent l'un à l'autre, le cul-de-sac se referme, et ranimai continue à vivre comme si de rien n'était.

Répétons celte expérience, mais en ayant soin de faire avaler à un Polype demeuré normal un autre Polype préalablement retourné en doi"t de gant. Dans ces conditions nouvelles, les deux Polypes, mis en contact par leurs surfaces digestives, vont, au bout de quelques iours se souder intimement l'un à l'autre : le Polype retourne pour-

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voira à la nourriture de tous les deux, et il est à remarquer que c'est par son ancienne peau qu'il digérera ses aliments.

Les expériences dont il vient d'être question sont d'une exécution fort délicate. Mais en voici de plus faciles et de non moins remarquables :

Chez l'Hydre, toutes les parties du corps sont aptes non seulement à vivre séparées les unes des autres, mais encore à reproduire dans ces conditions un organisme analogue à celui de qui elles ont été détachées. Si on coupe une Hydre en deux moitiés dans le sens de la longueur, chaque moitié ne met pas plus d'un jour pour se refermer, de façon à constituer une Hydre nouvelle capable de digérer une proie. Si on coupe une Hydre en travers, deux jours suffisent pour que la moitié postérieure acquière de nouveaux tentacules et pour que la moitié antérieure se refasse un pied. Allons plus loin, et coupons une Hydre en cinquante morceaux, à la condition d'attendre que les parcelles en voie de restauration aient atteint une taille assez considérable pour qu'on puisse les saisir avec des ciseaux : nous pourrons ainsi, avec un seul et même individu, donner naissance à cinquante Hydres nouvelles. Ces phénomènes de rédinlégration, c'est-à-dire de réédificalion des parties perdues, ne sont du res!e point particuliers à l'Hydre, mais nulle part ils ne se manifestent avec une plus grande activité.

Le mode de multiplication par bourgeonnement, dont nous avons déjà constaté maint exemple, s'observe aussi très fréquemment chez l'Hydre. Les individus nouveaux se forment de préférence au point où le corps du Polype commence à s'amincir pour former le pied (fig. 149). C'est là le commencement d'une colonie, mais cet état dure peu : au bout de quelques jours ou de quelques semaines, suivant que la température est plus ou moins élevée, le jeune se sépare de sa mère et va se fixer ailleurs, pour vivre isolément.

L'étude histologique de l'Hydre d'eau douce a été faite par Kleinenberg, puis par Jickeli. Le système nerveux a été signalé en 1880 par le professeur Ch. Rouget: les cellules multipolaires qui le constituent sont interposées au mésoderme et à la couche épithélio-muscuhiire de l'ecloderme; elles sont en continuité avec les nématocysles.

En outre de la reproduction par bourgeonnement, l'Hydre peut se multiplier encore par voie sexuelle. A la fin de la belle saison, on voit apparaître à la surface du corps des excroissances qui, au lieu de communiquer avec la cavilé digeslive, de se percer d'un orifice buccal et de produire des bras, se transforment en petits sacs dont les uns donnent des spermatozoïdes, les autres des ovules. Les testicules se développent à la partie supérieure du corps, presque au contact des tentacules; ils sont toujours plus nombreux que les ovaires et se montrent un peu avant ces derniers. Ils s'organisent aux dépens

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de petites cellules granuleuses, disposées par amas entre les autres éléments de l'ectoderme; celles-ci se transforment en spermatozoïdes à tôle globuleuse et à long flagellum. Le sac testiculaire finit par percer l'ectoderme et se vide à plusieurs reprises : son orifice s'oblitère dans l'intervalle des émissions.

Les ovaires se forment de la môme façon que les testicules, mais se montrent vers la partie moyenne du corps. Les œufs proviennent directement des cellules qui occupent le milieu de l'amas ovarien ; ils sont d'abord amiboïdes et remplis de substances nutritives (fig. 69), mais bientôt ils régularisent leurs contours et tendent à faire irruption au dehors : la mince membrane ectodermique qui les recouvre finit par se percer d'un orifice, qui livre passage aux spermatozoïdes. Les premières phases du développement s'accomplissent avant l'expulsion de l'œuf. Le fractionnement est régulier, mais il ne se forme pas de cavité de segmentation, et la suite du développement présente encore d'autres anomalies sur lesquelles nous ne pouvons nous étendre ici.

11 existe dans nos étangs jusqu'à trois espèces d'Hydres déjà reconnues par Trembley, Hyclra viridis, H. grisea ou vulgaris, et H. fusca; ce sont du reste, avec Cordylophora, les seuls Cœlentérés d'eau douce que possèdent nos pays. Ces espèces sont difficiles à distinguer l'une de l'autre; de Mérejkowsky a chercbé récemment à les caractériser par l'époque à laquelle les tentacules se développent sur les individus nés par bourgeonnement; mais Jickeli - :"diqué un caractère plus positir, en montrant que la forme des nématocystes, fixe dans une même espèce, variait au contraire d'une espèce à l'autre.

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