TAENIA SOLIUM
2e expérience. Rùchenmeister, 1835. - Un condamné à mort prend successivement et à son insu, dans du boudin et du potage, 12, 1 8, la, 12, 18 Cysticerques ladriques, à des époques correspondant à 72, 60, 36* 24, 12 heures avant l'exécution. Ces Cysticerques provenaient d'un Porc tué 84 heures avant la première ingestion. L'autopsie est faite 48 heures après l'exécution : on trouve dans le duodénum 4 jeunes Ténias, qui tous avaient encore sur la tête une ou deux paires de crochets; l'un de ces Vers avait encore la couronne de crochets presque cemplète. On trouve en outre, dans la lavure des intestins, six autres Ténias qui manquaient de crochets.
3° expérience. Leuckart, 1856.— Un Homme de trente ans prend 4 Cysticerques. Deux mois et demi après, il rend des anneaux; un mois plus tard, une dose de Cousso expulse deux Tsenia solium, dont l'un sans la tôle.
4° expérience. Leuckart, 1836. — Un Homme de quarante-cinq ans, atteint du mal de Bright, prend environ i2 Cysticerques provenant d'un Porc ladre. Résultat négatif.
58 expérience. Leuckart, 1 8ot5. — On administre à un phthisique environ 12 Cysticerques provenant d'un Porc ladre; le malade meurt deux mois après. Résultat négatif.
6e expérience. Hollenbach, 1859. — Hollenbach avale lui-même une cuillerée à thé de Cysticerques ladriques. 11 rend au bout de 5 mois un fragment de Ténia long de 5 pieds, dépourvu de tête.
7° expérience. Kùchenmeister, 1859. — Le 24 novembre 18o9 et le 18 janvier 1860, ou administre un total de 40 Cysticerques à un condamné à mort, dont l'exécution eut .lieu le 31 mars suivant. A l'autopsie, on trouve il Ténias avec les anneaux mûrs et 8 autres non encore tout à fait mûrs.
8e expérience. Relier, 1876. — Un phthisique prend 25 Cysticerques ladriques. 11 meurt au bout de 18 jours : à l'autopsie, on trouve dans l'intestin 12 têtes de Tœnia solium, encore très petites et ne présentant pas de segmentation visible à l'œil nu.
Ajoutons que des expériences du même genre ont été tentées, mais en vain, chez le Lapin, le Cochon d'Inde, le Chien et chez Macacus cynomolgus. Après 24 heures, on retrouvait encore les têtes de Ténia ingérées; plus tard, on n'en voyait plus la moindre trace, elles avaient sans doule été digérées.
G. Bortolus, Dissertation sur les métamorphoses des Cestoïdes. Thèse de .Montpellier, 18ôG, rapporte l'expérience de fiumbert, p. 47.
Fr. Kûchenmetsmr, Offeneê Sendschreiben un aie le. k. Gesellschaft der /Erzte zu Wïen. Experimenteller Nacliweis, dass Cysticercus ceitutosœ innerhalb dès tnenschtichen Darmkanales sieh in Tsema solium umuiandelt. Wiener med. SVochenschrift, V, p. 1, 1855. — Id., Emeuter Versuch der Umwundlung des
^CJ2 ORDRE DES CESTODES.
Cysticercus ceilulosm in Txnia solium hominis. Deutsche Klinik XII n 187 1860. .!•'<",
Leuckart, Die Blasenbandwùrmer und ihre Entwicklung. Giessen 18.r)G. — Voir p. 53.
Holleubacb. Wochensclirift der Thierheilkunde und Viehzucht. II n 301 u. 353, 1859. 1 '
Heller, Darmschmarotzer. Zierassen's Handbuch der speciellen Pathologie und Thérapie, VII, 2, p. 597. Leipzig, 1876.
Avant d'aborder l'étude de Txnia solium, nous devons parler maintenant des cas où Cysticercus cellulosx se rencontre chez l'Homme. Rumler, en 1558, est le premier observateur qui en fasse mention : il trouva sur la dure-mère et contrela boîte crânienne d'un épileptique des tumeurs dans lesquelles il est aisé de reconnaître des Cysticerques (1). En 1650, Panarolus en vit également surle corps calleux d'un prêtre épileptique. En 1656, Wharton retrouva ces mêmes parasites en grand nombre dans le pannicule adipeux et dans les muscles d'un soldat ; il les prit pour des glandes (2). La nature animale des Cysticerques fut reconnue en 1685 par Ph. -J.Hartmann, deKônigsberg, d'après des observations faites sur Cysticercus tenuicollis; trois ans plus tard, ce même auteur exprimait encore la même opinion : u glandia, aut quoeunque nomine bis affines veniant pustulœ, nidos esse vermiculorum, mihi fit verosimile. »
Nousdevons rechercher maintenant de quelle manière se fait l'infestation. Au premier abord, il semble évident qu'elle s'ef-
(1) « Secto a me, in capitc, pustulœ supra duram meningem apparuerunt, erosâ ipsâ et cerebro per foramina eminente pluribus in locis. » — J. Ud. Rumleri Obseruationes medicée, 1558. Voir obs. LUI, p. 32.
(2) Cette observation vaut la peine d'être citée en entier : « Hujus generis glandulas sanas valde numerosas nuper vidimus in milite quorlam,cui nomen Rice Evans, in nosocomio Sabaudiensi London, curationis gratia tune morante. In cujus brachiis et femoribus modo simplices, modo racematim crescentes sub cute deprehendebantur, et vel in panniculo carnoso, vel cute adiposa sedem haliebant. Omnes autem mobiles erant et, indolentes, licet pressiuscule contra ctarentur. Chirurgus expertissimus M. Trappam, ut huic malo occurreret, salivationem, inuneto mercurio, movebat, sed frustra : quanquam enim seger ad tempus levaminls aliquid percipere visus est: paulo post tamen morbus, nt prius, incruduit. Chirurgus me prœsente, facta incisione, unam majusculam ex femore dextre extrahebat. Quœ citra ullum putridum aut corru pi u m humofem tota ex solida glandulosa atque alba carne constabat. Quod satis demonstrat, dari glandulas ailventitias plane sanas, nisi quod in numéro partium prasternaturalium recenseaniur. » — Th. Wharton, Adenograpliia, sive glandularum totius corporis deseviptio. Londini, in-8, 1656; Amstelodami, in-12, 1659. — Cap. xxxvtn, Divisin glandularum adventrfiarum, et privw de sanis,