PARIS
Fiç. 74.
Mi MYOPIE.
de 10 degrés, la suture doit comprendre lma,\/*2 de conjonctive, et sa direction doit être oblique* Avec un pri-im: limite de 9 et 8 degrés, il faut donner à la suture une direction presque horizontale, comprendre Om,002 de conjonctive et serrer assez énergiquemenl. Il ne faut pas en général opérer avec un prisme limite au-dessous de 8 degrés; néanmoins il peut arriver qu'avec une divergence de 14 degrés ou même de l.'l degrés, on veuille répartir l'effet opératoire sur les deu.v yeux pour obtenir une symétrie parfaite. Dans ce cas, pour que la correction de chaque côté ne dépasse pas celle qui doit correspondre à un prisme de 7 ou G degrés, il faut comprendre dans l'anse de fil un pont conjonctival de 0,00-1 à 0m,006 de large vers la commissure externe et serrer très énergiquement les points de suture.
Si le prisme limite a plus de 18 degrés, il vaut mieux répartir l'effet sur les deux yeux, d'après les principes de laténotomie ordinaire. 11 peut y avoir néanmoins des circonstances exceptionnelles dans lesquelles il estpréférable de concentrer toutl'effel sur un œil; par exemple, si celui-ci est très faible ou bien si le malade redoute beaucoup une opération sur son meilleur œil. On augmentera alors l'effet, en débridant largement le tissu conjonctif épiscléral le long des deux bords du tendon et en facilitant ainsi sa rétraction.
Quant à l'importance et à l'utilité de l'opération, nous dirons que dans quatre-vingts cas observés par de Graîfe dans l'espace de six ans, cet éminent chirurgien a obtenu les résultats suivants :
Six fois seulement la myopie montra une tendance marquée à progresser; quatre autres fois la même tendance futpeu accentuée après l'opération. Enfin, dans tous les autres cas la myopie resta stationnaire.
La ténotomie des droits externes avec reculement limité du muscle par la suture conjonctivale convient aux cas où il y a réellementslrabismelatent etinsuffisance des droits internes même pour la vision éloignée. Mais s'il y a simplement asthénopie musculaire pendant la vision de près, et que les lignes visuelles, pendant la vision des objets éloignés, ne montrent aucune tendance à la divergence et restent parallèles, j'ai conseillé dans ces cas-là, de pratiquer la ténotomie partielle des droits externes. L'opération s'accomplit de la môme façon que la ténotomie complète, sauf qu'on laisse intactes quelques fibres tendineuses médianes. De celle façon on affaiblit l'aclion du muscle, sans modifier d'une façon sensible son insertion à la surface du globe. J'ai obtenu ainsi la disparition de troubles aslhénopiques chez des malades qui avaient essayé en vain de se servir des verres prismatiques.
PRESBYTIE
CAUSF.S DE LA PRESBYTIE. — PRESBYTIE CHOIX DES VERRES CORRECTEURS DANS TION DES DEUX YEUX ( ANISOMÉTROPIE).
DANS LES ANOMALIES DE LA RÉFRACTION
LA PRESBYTIE. — INÉGALITÉ DE RÉFRAC-
CAUSES DE LA PRESBYTIE
La puissance de l'accommodation s'affaiblit avec l'âge; le punctum proximum de la vision distincte s'éloigne de plus en plus de l'œil, et il survient, par conséquent, une diminution dans Y amplitude de l 'accommodation.
Le reculement du punctum proximum ne se fait guère sentir avanl quarante ans; mais,pourtant , une recherche précise de l'état de l'accommodation, faite à différents âges, démontre que celle-ci commence à diminuer de très bonne heure. A vingt ans, par exemple, elle diffère déjà notablement de ce qu'elle était à quinze ans.
La presbytie (^os'aSu;, vieux, w^œil) a été considérée longtemps comme le résultat de l'affaiblissement du muscle ciliaire; aujourd'hui les preuves s'accumulent pour réfuter cette théorie. Comment admettre, en effet, que ce muscle commence à perdre sa force à un moment où les autres muscles de l'organisme ont encore conservé leur puissance presque intacte? Comment expliquer la réduction de l'amplitude d'accommodation qui se fait sentir dès la jeunesse? Est-il admissible qu'à vingt-cinq ans la puissance musculaire soit moindre qu'à quinze? N'est-il pas plus rationnel d'attribuer la cause de la presbytie à la sclérose du cristallin, qui perd très vite son élasticité, et qui, dès lors, réagit moins sous l'influence des contractions du muscle ciliaire? Chez l'enfant, cette lentille possède une souplesse extrême qui lui permet de prendre une forme convexe très prononcée; le tissu cristallinien est presque homogène, sa densité étant à peu près la même au centre qu'à la périphérie; mais bientôt le durcissement s'opère, le noyau devient plus dense, plus résistant, et dès ce moment l'amplitude d'accommodation commenceà diminuer.
La presbytie ne devient manifeste et n'exige des verres correcteurs que vers l'âge de quarante-cinq ans environ, mais déjà à
PRESBYTIE.
trenle ans l*œil normal emmétrope n'aime pas les fins caractères d'imprimerie. Tandis que dans la jeunesse la distance qu'on préfère pour distinguer les petits objets est de Om,iï) environ, cette distance augmente ot atteint bientôt 0*25 àOm,80. A quarante ans, on commence à tenir le livre qu'on lit a Om,'tô, on recherche une vive lumière, on cligne les paupières de façon à obtenir une diminution de l'ouverture pupillaire et, par suite, des cercles de diffusion. Néanmoins, la lecture et l'écriture sont encore possibles; mais, si une circonstance fortuite oblige à regarder des objets de très petite dimension, on reconnaît la nécessité d'aller chez l'opticien.