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PARALYSIE DE LA TROISIÈME PAIRE (NEUF MOTEUR OCULAIRE COMMUN

Le moteur oculaire commun envoie des rameaux à plusieurs muscles de l'œil : au releveur de la paupière, aux droits inlerne, supérieur, inférieur et au petit oblique; de plus, il innerve le muscle ciliaire et le sphincter de l'iris.

La paralysie peut être complète et s'étendre à toutes ses branches; dès lors, la symptomatologie est tout à fait caractéristique, la paupière supérieure est tombante et recouvre la cornée; en la soulevant, on constate que l'œil est entraîné vers la commissure externe, et paraît immobilisé dans cette direction. Veut-on faire porter le regard en haut, l'œil s'y refuse et reste immobile, car les deux muscles élévateurs, droit supérieur et petit oblique, sont paralysés. Le déplacement de la cornée en bas peut encore s'effectuer, bien que très faiblement, grâce au grand oblique, dont la contractilité est conservée. Quant aux mouvements en dedans, ils sont abolis, puisque le droit interne seul adducteur est paralysé; la pupille est plus large que du côté sain, par suite de la paralysie de son sphincter, et la fonction de l'accommodation n'existe plus.

La paralysie peut être incomplète, et dans ce cas elle affecte des formes multiples, selon qu'un seul muscle est atteint ou que plusieurs sont pris simultanément.

Nous ne nous occuperons pas de la paralysie isolée du releveur de la paupière, dont les symptômes ont été déjà passés en revue dans le premier volume à l'article Ptosis.

De même la paralysie du sphincter de l'iris et celle du muscle ciliaire ont été traitées in extenso à l'article Mydrasie, paralysie de l'accommodation.

Nous n'étudierons dans ce chapitre que les paralysies isolées des droits interne, supérieur et inférieur et du petit oblique; si plusieurs de ces muscles sont atteints simultanément on trouvera réunis et combinés les symptômes propres à la paralysie de chacun d'eux.

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