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DES ATROPHIES DU NERF OPTIQUE EN GÉNÉRAL

la disparition des capillaires succède un amincissement plus ou moins accusé des principales branches de l'artère et de la veine centrale de la rétine; dans les cas extrêmes, ces vaisseaux deviennent fdiformes. Quelquefois, au contraire, une atrophie, depuis longtemps complète, coïncide avec La conservation du calibre normal des vaisseaux centraux.

Nous verrons qu'on a cherché à utiliser ces différents aspects pour le diagnostic de certaines variétés d'atrophie.

Troubles fonctionnels. — Les troubles fonctionnels consistent dans une diminution plus ou moins considérable de la vision cenrale et dans le rétrécissement plus ou moins marqué du champ visuel. L'affaiblissement de la vision centrale se montre dès le début; ce symptôme, qui attire tout d'abord l'attention des malades, est ordinairement en rapport avec l'état de la papille; cependant, il est des cas où la vision a déjà sensiblement diminué, alors que la papille possède encore une coloration presque normale, et inversement avec un disque nerveux déjà presque blanc, la vue est quelquefois relativement bonne. Chez quelques malades, la vision est d'autant plus mauvaise que l'éclairage est plus intense; ils voient mieux dans le demi-jour qu'en plein soleil ou à une vive lumière, mais chez le plus grand nombre c'est le contraire qui a lieu.

En même temps que la vison centrale diminue, le champ visuel se rétrécit; tantôt son étendue décroît d'une façon régulière et concentriquement à la macula, tantôt au contraire il se forme des scotomes,des lacunes. Au début ce phénomène n'est quelquefois appréciable qu'avec un éclairage peu intense.

La perversion des couleurs ou dyschromatopsie a été signalée par Galezowski, Leber, Schœn comme un symptôme presque constant de l'atrophie des nerfs optiques.

C'est d'abord le vert qui cesse d'être distingué nettement, il paraît gris ou jaune. Puis, au fur et à mesure que la maladie progresse et que les lésions s'accentuent davantage, le rouge et le jaune ne sont plus reconnus et la perceptiondu bleu persiste seule. Enfin celle-ci disparaît à son tour, et l'insensibilité pour les couleurs devient complète.

Pour que la dyschromatopsie ait une valeur séméiologique importante, il ne faut pas se contenter de dire que telle ou telle couleur n'est plus perçue, il faut déterminer l'étendue du champ visuel, ou elle n'impressionne plus la rétine. C'est en tenant compte de ces imites qu'on arrive à différencier les diverses formes d'atrophie, et a se prononcer sur la marche de la maladie.

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