MALADIES DU CORPS VITRE
entraîner des désordres dans les couches adjacentes du corps vitré. Ainsi, les fines opacités qui accompagnent la rétinite spécifique, les llocons membraneux qui apparaissent h la dernière période de la rétinite pigmentairc, semblent être sous la dépendance exclusive des lésions rétiniennes. Mais alors le trouble du corps vitré semble localisé dans le voisinage de la macula et du nerf optique.
Les opacités symplomatiques des inflammations de la rétine sont comparables à une fine poussière qui se soulève en tourbillon au moindre mouvement de L'œil; elles sont tellement ténues qu'elles échappent souvent à un examen superficiel ; il est nécessaire, pour les découvrir, d'agrandir le champ pupillaire en instillant de l'atropine, de se tenir très près de l'œil et de faire usage d'un faible verre convexe placé derrière le trou du miroir, de façon à voir distinctement avec un plus fort grossissement. Ces opacités sont remarquables par leur grande tendance aux récidives.
Les corps flottants du corps vitré dépendant de processus pathologiques fort différents les uns des autres, leur traitement devra varier aussi s'uivant leur cause. Les opacités fines, diffuses, qui s'observent dans l'irido-choroïdite séreuse, céderont aux transpirations, aux purgatifs, à la teinture de colchique, à la paracentèse de l'œil, etc.
Les mouches volantes des myopes, qui semblent être en rapport avec le développement progressif d'une scléro-choroïdite postérieure, seront combattues par les moyens déjà indiqués à propos de celte dernière affection : soins hygiéniques de la vue, choix de verres correcteurs convenables, ventouses Heurteloup, pilules de sublimé, etc.
Les fines opacités qui accompagnent les rétinites ou choriorétiniles syphilitiques seront justiciables des préparations mercurielles et en particulier des frictions et des injections souscutanées de peptonatc de mercure.