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CYSTICERQUE DU COUPS VITRÉ

globe oculaire, et une partie de sa surface apparaît nettement dans le champ pupi'llaire. Eu observant pendant quelques instants cette surface sphérique bleuâtre qui se détache nettement sur le fond rouge de l'ouverture pupillaire, on la verra animée de mouvements vermiculaires ondulés, comparables aux mouvements pécistaltiques.

Mais les difficultés du diagnostic deviennent considérables lorsqu'il y a simultanément décollement de la rétine, ou que les milieux de l'œil sont devenus tellement troubles que toute exploration est désormais impossible. On peut alors, en procédant par exclusion, avoir quelques présomptions; mais chez nous, où le cysticerque est extrêmement rare, il ne faudra pas être tropaffirmatif dans ces cas douleux.

La présence du cysticerque au sein du corps vitré entraîne presque toujours fatalement la perte de l'œil. L'animal peut périr spontanément, mais la désorganisation qu'il a produite est toujours si considérable, qu'il en résulte presque constamment une atrophie du globe oculaire. D'autres fois, l'irritation provoquée par la présence de l'entozoaire, qui joue le rôle d'un véritable corps étranger, détermine des accidents sympathiques qui obligent le chirurgien à intervenir.

Les divers traitements médicaux consistant dans l'emploi des vermifuges à l'intérieur ou en collyres ont toujours échoué, et il a fallu recourir à un traitement chirurgical. Au premier abord, il semblerait que rien n'est plus aisé que de pénétrer dans le globe oculaire avec une aiguille et de transpercer l'animal; rien n'est plus difficile en réalité, car, en raison de sa forme sphérique et de sa mobilité parfaite, il se dérobe avec la plus grande facilité sous l'instrument.

De Graefe, ayant résolu d'extraire un cysticerque du corps vitré, procéda de la façon suivante : il pratiqua d'abord l'extraction du cristallin avec une large iridectomie, puis, six semaines après, le cysticerque apparaissant distinctement, quoique entouré d'opacités dans le champ pupillaire, il fit de nouveau une large incision dans le limbe sclérotical, ouvrit la membrane hyaloïdienne, et le cysticerque, repoussé en avant, fut facilement saisi et extrait avec des pinces. La vision resta toujours défectueuse.

D'autres ophtalmologistes, Sichel, de Wecker, ont extrait le cysticerque à travers une incision scléroticale pratiquée dans le sens d'un des méridiens de l'œil. La plaie guérit bien, le globe oculaire conserva sa forme, mais il survint un décollement de la rétine.

MBLYSOPIE i;t kosks.

DES AMAUIU.SES. — 1IÉM10P1E. — AMBLYOPIE CROISÉE DANS L'ilÉMIA.NEMïll.ML in s-

TÉRIQUE. — AMBLYOPE CROiSÊE DANS I.'llÉMIANESTIIÉSIE D'ORIGINE CÉRÉBRALE.

\M AUROSE TEMPORAIRE 01! SCOTOME SCINTILLANT. — HÉMÉRALOPIE. — AMAU- ROSE CHEZ LES SATURNINS, LES ALCOOLIQUES, LES FUMEURS. — AMAUROSES DA5S DIVERSES INTOXICATIONS. — CÉCITÉ SUIIITE. — ANESTHÉSIE DE LA RETINE. — AMBLYOPIE CilNGÉNITALE. — CÉCITÉ POUR LES COULEURS. — AMAUROSE SIMULÉE.

DES AMAUROSES.

Autrefois, on désignait sous le nom d'amaurose toutes les affections oculaires dans lesquelles la vision était abolie ou diminuée, sans qu'on pût découvrir aucun obstacle à l'accès des rayons lumineux vers la rétine. Cette dénomination comprenait donc les maladies les plus diverses et les plus disparates, aussi le nombre des cas auxquels on l'appliquait était-il considérable.

Depuis que la découverte de l'opbtbalinoscope a permis d'étudier les maladies du fond de l'œil, depuis que les anomalies de la réfraction sont mieux connues, le nombre des amauroses a bien diminué, et la valeur de ce mot a tout à fait changé. Actuellement on ne doit plus l'appliquer qu'aux maladies del'œil dans lesquelles il existe un trouble fonctionnel considérable, qu'on ne peut attribuer ni à une altération des milieux transparents, ni à une lésion des membranes profondes.

Envisagées à ce point de vue, le nombre des amauroses est aujourd'hui considérablement restreint et il est probable que, grâce aux progrès des études ophthalmologiques et à la découverte de nouveaux procédés d'investigation, il diminuera encore jusqu'au moment où chaque trouble visuel pourra être rattaché à une lésion définie. C'est ainsi, par exemple, que les amauroses dites rétiniennes ont. dû disparaître au fur et à mesure qu'on a découvert les signes propres aux rétinites albuminuriques, diabétiques, syphilitiques, etc.

En parcourant dans l'ouvrage de Mackensie l'article consacré à l'amaurose, on n'y trouve guère d'observation où l'on ne puisse reconnaître facilement, d'après les symptômes énumérés, la na-

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ture de la lésion qui a déterminé l'affaiblissement de la vue. Ainsi cet auteur cite beaucoup de cas de femmes enceintes amaurotiques, mais il note toujours, comme une coïncidence, la présence de l'albumine dans les urines ; il n'est pas douteux qu'il s'agissait dans ces cas de rétinites albuminuriques.

D'autres observations, où la perte subite de la vue est mentionnée, comme un phénomène extraordinaire, inexplicable, se rapportaient sans doute à des embolies de l'artère centrale de la rétine ou à des hémorrhagies interstitielles des nerfs optiques.

L'interprétation des amauroses par lésions des centres nerveux est aussi singulièrement facilitée aujourd'hui par la connaissance des névrites symptomaliques des tumeurs cérébrales, des névrites descendantes et des atrophies des nerfs optiques résultant de lésions centrales ou de méningites de la base.

On reconnaissait autrefois plusieurs degrés dans l'amaurose; cette distinction mérite d'être conservée, car elle permet de s'entendre sur la gravité relative de la perturbation fonctionnelle :

1° Dans un premier degré, l'acuité visuelle est diminuée, mais la perception qualitative de la lumière persiste, c'est Yamblyopie. Le malade peut encore distinguer les gros objets et y voit assez pour se conduire.

2° Dans une forme plus grave, la vue est très affaiblie, la perception qualitative disparaît, mais la perception quantitative persiste. Le malade distingue encore la lumière de l'obscurité.

3° Enfin, la perte de vue est telle, qu'il n'y a même plus de perception quantitative, le malade placé dans l'obscurité est incapable de constater la présence ou l'absence d'une source lumineuse quelconque; l'amaurose est dite complète, absolue.

Les chapitres suivants sont plus particulièrement consacrés aux affections dans lesquelles l'examen du fond de l'œil n'explique pas d'une façon suffisante la gravité du trouble fonctionnel et qui peuvent donc encore être considérées à ce titre comme des amauroses.

HÉMÏOPIE.

L'hémiopie est un trouble fonctionnel caractérisé par la suna droite ou a gauche de la ligne médiane; le malade ne distin

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