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AMBLYOPIES DANS LES INTOXICATIONS

AMBLYOPIES DANS LES INTOXICATIONS PROVOQUÉES PAR L'ATROPINE, LA MORPHINE, ETC.

Tout le monde connaît aujourd'hui l'action particulière exercée par Y atropine, Yhyoscy aminé et quelques autres alcaloïdes extraits des solanées vireuses instillés en solution dans le cul-de-sac conjonctival. Le sphincter de l'iris se relâche, les fibres radiées, au contraire, se contractent, de telle sorte que la pupille atteint sa dilatation maximum et devient immobile.

Le muscle ciliaire innervé par la troisième paire subit également l'influence de ces diverses substances; il est paralysé, et la fonction de l'accommodation se trouve, par suite, nécessairement abolie. Dès lors, la vision de près devient extrêmement confuse, et si le sujet est hypermétrope, la vision à distance se trouve aussi notablement amoindrie.

Les mêmes symptômes s'observent quand ces divers alcaloïdes, au lieu d'être appliqués localement, sont donnés à l'intérieur à titre de médicament, ou bien absorbés par mégarde. L'atropine à dose modérée, avant même de provoquer les symptômes bien connus de l'intoxication, c'est-à-dire la sécheresse et l'amertume de la gorge, la fréquence et la dureté du pouls, les vertiges, etc., a déjà produit la dilatation de la pupille et la réduction de l'amplitude de l'accommodation.

L'opium et quelques-uns de ses alcaloïdes, tels que la morphine, etc., pris à dose toxique, produisent des effets opposés à ceux de l'atropine, et déterminent le rétrécissement de la pupille et le spasme du muscle ciliaire. De là l'idée toute naturelle, à laquelle on doit de nombreux succès, d'utiliser dans la pratique les propriétés antagonistes de ces deux substances.

Le sulfate de quinine, aux doses habituelles, détermine rapidement des troubles fonctionnels du côté de l'ouïe. Il survient des tintements, des bourdonnements d'oreille, et parfois même une surdité passagère. L'action de cette substance sur l'organe de la vision est beaucoup moins marquée; il est rare qu'elle produise des troubles fonclionnels, si la dose de 1 gr. à lgr,50 par jour n'est pas dépassée. Mais quand ce médicament est administré à doses massives, il peut déterminer une amblyopie des plus graves. Knapp a cité plusieurs cas de malades devenus presque aveugles après avoir- absorbé par mégarde une quantité considéabadie. Mal. des yeux, 2» édit. n, — 17

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rable de sel quinique. D'ordinaire, à la suite de cet empoisonnement, les vaisseaux de la papille diminuent de calibre et le nerf optique s'atrophie. Il est rare pourtant que cette atrophie devienne complète, un certain nombre de fibres échappent à la dégénérescence et la vision centrale est conservée dans une certaine mesure. Mais le champ visuel est toujours extrêmement restreint.

La santoninc exerce une influence remarquable sur la perception des couleurs. La rétine devient insensible à l'action des rayons violets, et les objets sont vus avec une teinte jaune, couleur complémentaire du violet. Administrée à haute dose, cette substance détermine une dilatation de la pupille et de l'amblyopie.

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