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OPHTHALMIE DES ADULTES

5° Pour empêcher les yeux de se coller, il faut graisser deux ou trois fois par jour les bords des paupières avec la pommade de concombre fraîche ou le coldcream non aromatique.

6° Les complications qui surviennent du côté de la cornée sont difficiles à guérir, et les moyens que nous possédons restent sans efficacité.

On doit surveiller attentivement, pendant toute la durée de la maladie, l'état de la cornée, et, pour prévenir les complications soit du côté de cette membrane, soit du côté de l'iris, on instillera dans l'œil deux ou trois fois par jour une goutte du collyre d'atropine, dont la formule a été déjà indiquée.

Au moment où apparaît une tache partielle dans la cornée ou son infiltration générale, il est nécessaire de recourir à des moyens énergiques : l'application de huit à douze sangsues près de l'oreille correspondante ; frictions mercurielles sur le front et sur les tempes ; calomel à l'intérieur, à la dose de 10 centigrammes, deux ou trois fois par jour ; purgations, etc.

Lorsque la perforation devient imminente, il est préférable de pratiquer la paracentèse.

L'ouverture linéaire, pratiquée au siège de la nécrose, fait sortir l'humeur aqueuse: la cornée s'affaisse, la tension diminue et la nécrose peut être arrêtée pour quelque temps. Si en même temps que ce moyen, l'on emploie l'excision de la conjonctive bulbaire et le traitement antiphlogistique, on peut empêcher dans quelques cas la destruction totale de la cornée.

7° Quant au régime à prescrire au malade., il faut avoir égard à la gravité de la maladie. Il va un peu de fièvre ; c'est pourquoi le malade devra suivre un régime doux. Plus tard, lorsque le danger est près de disparaître, et que la suppuration diminue, la nourriture fortifiante et substantielle sera préférable, surtout chez les individus chloro-anémiques.

8° A la suite des douleurs vives et des injections continuelles qui leur sont pratiquées jour et nuit, les malades sont sujets à des insomnies. On prescrira alors des préparations opiacées sous forme de pilules ou de potions. Voici les formules qui peuvent être employées dans ce but avec beaucoup de succès :

'if Eau distillée 150 grammes, if Eau distillée 10 grammes.

Hydroclilorate de mor- Sirop simple 15 —

phine 10 centigr. Bromure de potassium. .. . 5 —

Prendre deux cuillerées le soir. Prendre la dose le soir.

9° Hygiène. — Une des conditions essentielles à remplir dans le traitement de cette maladie est incontestablement celle qui est prescrite par l'hygiène. Il est nécessaire tout d'abord de séparer des autres malades l'individu atteint d'ophlhalmie purulente; il doit être logé dans une chambre sombre et bien aérée, dont la température ne dépasse pas 16 degrés centigrades.

Le malade gardera le lit et aura la tète un peu relevée. Une ou deux personnes seront chargées tout spécialement de lui donner les soins que réclame son état. Elles feront dos injections, mais en ayant soin de laver leurs mains après chaque injection. Wells conseille aux personnes chargées de ces soins de porter constamment des conserves ; c'est une précaution utile pour éviter les éclaboussures qui pourraient atteindre leurs yeux pendant les injections.

MALADIES \W. r.A CONJONCTIVE.

Dans le cas où un seul œil est atteint; de Graefe conseilla dé fermer hermétiquement l'autre au moyen d'un tampon de charpie et d'une bande de diachvlun, que l'on renouvellera de temps en temps. Mais il serait imprudent de suivra le'consed de ceux qui, pour prévenir rinoeul.lion, font instiller des collyres légèrement astringents dans l'œil sain. Ces instillations provoquent des démangeaisons et des picotements, le malade se frotte les yeux avec les doigts sales et s'inocule souvent l'ophthalmie purulente.

10° Une autre méthode, qui consiste à pratiquer de fréquentes injections d'alcool entre les paupières, a été mise en usage par un de nos maîtres, le professeur Gosselin. Elle a donné entre ses mains de très-bons résultats.

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