EXTRACTION LINÉAIRE SIMPLE
§ II. — Extraction par succion ou aspiration.
Procédé de Laugier. — Il nous resle encore à dire quelques niOls du mode d'extraction des cataractes tout à fait liquides au moyen dû la succion ou de l'aspiration. Le professeur Laugier (1) a imaginé ce procédé, qui 'consistait à introduire dans le cristallin, à travers la sclérotique, une aiguille creuse, evlin-
Fig. 210. — Aiguille et pompe FlG.211. — Curette à succion Fig. 212. — Curette avec à succion de Laugier (*). de Mathieu (**). érigne cachée de Des-
marres (***).
(1) Laugier, Hernie médko-chirurgicole, 1847; et Nélaton, Parallèle des diverses méthodes opératoires employées dans le traitement, de la cataracte. Paris, 1850, p. 97.
(*) A, brandie à tube ; B, piston ; G, aiguille enat» S "i direction daûs laquelle on doit tourner le bouton.
(**) A, curette ayant un trou qui communique avec la cavité de l'aiguille ; B, C, C, C, tube de caouteboue ; 1), extrémité d'ivoire que l'on tient dans la buunlie pour aspirer et faire le vide dans la curette.
(***) A, curette; B, érigne ; G, piston sur lequel on appuie pWli1 faite rentier lerijrue ; t>, même instrument, l'ériguc étant cachée.
Ma lai»; liS hi; ciustai.U.s.
drique (lig. 2lt)j, cl à faire le vide au moyeu (l'un pision adapté ii l'aiguille^ coqni amenait l'évacuation de louies les couches liquides.
Procédé de Bowman et Teale. — Ces auteurs ont fait construire une sorte de curette à succion analogue a celle de Laugier ; un piston fait le vide dans la canule, dans laquelle peut s'engager la niasse rrisialliniennc. Au lieu de passer par la sclérotique, ils font pénétrer leur curette dans la chambre antérieure à travers une plaie linéaire pratiquée préalablement dans la cornée. Les fabricants français et anglais, MM. Mathieu, Charrière et Weiss ont construit, chacun à leur tour, des instruments de ce genre, très-ingénieux (fig. 211 et 212), qui peuvent être considérés comme de véritables chefs-d'œuvre; mais nous ppnsons, avec Nélaton, que la sphère d'application de cette méthode restera limitée à un nombre de cas relativement très-reslremt.
Accidents pendant et après l'extraction linéaire en général. —
I . Ponction et incision trop oblique dans la cornée. C'est un accident trèsfacheux, en ce sens que la manœuvre de la curette et la sortie de la matière cristalline deviennent difficiles. On ne commettra pas celle faute en ponctionnant la cornée perpendiculairement h sa surface ; mais si cet accident arrivait, il serait nécessaire au moins d'agrandir l'étendue de la plaie.
2. Dans le cas où l'incision serait trop rapprochée de la sclérotique, l'iris s'engagerait constamment dans la plaie et pourrait gêner l'opération. On remédie trèsfacilement à cet état en excisant l'iris.
3. Lorsque le chirurgien n'a pas pénétré assez profondément dans la masse ciïstallinienne pour passer derrière le noyau, il ne pourra retirer qu'une partie minime des couches corticales. Il doit dans ce cas remettre la fin de l'opération à trois semaines, et ne pratiquer l'cxtraclion linéaire qu'avec excision de l'iris.
U. En appuyant fortement avec la curette, on peut luxer le cristallin et déchirer la membrane hyaloïdienne, ce qui occasionnera un prolapsus du corps vitré. Cet accident n'est pas très-redoutable, la plaie linéaire s'opposant par sa forme à une sortie trop considérable de cette humeur. On peut donc continuer l'opération, en ayant soin de peser sur l'œil aussi peu que possible avec les instruments.
5. J'ai vu deux fois se produire, après l'instillation de l'atropine et l'application du bandage, une inflammation irès-vive dans l'œil malade. Le bandage enlevé et ne trouvant aucune altération du côté du globe de l'œil, j'ai pu reconnaître une inflammation aiguë du sac lacrymal : l'injection du point lacrymal ou son incision suivie du cathétérisme firent immédiatement cesser l'inflammation.
§ III. — Extraction linéaire modifiée (procédé de de Graefe).
La modification introduite par le professeur de Graefe (1) dans la méthode d'extraction de la cataracte constitue un progrès réel dans la chirurgie oculaire. Cet émirient praticien a su combiner les avantages de l'cxtraclion à lambeau avec ceux de l'extraction linéaire, ce qui permet d'appliquer ce procédé tout aussi bien dans les cataractes dures, sénilcs, (pie dans les cataractes demi-molles chez les individus
'I) De Graefe, Arcfiiv /. Ophthnlm., Bd. XI.Ablh. 3 ; Bd. XII, Ablh. 1 ; Bd. XIII. àbth. 1 et 2; et Bd. XIV, Abth. I, et Clinique nphthafmoloffitjue, édition française. Paris. I.SG7.
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do.il la milè géiiéralp ou |,,at ,1, | n'oppOMil jusqu'à ,„, >,„, | Indication
de la méthode d'extraction .1 lambeau
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n»i« (de New-toik). dont le wmU et h- manche l'appajesi mr la nez ■ deux
pinces à Hier, DM à 1 es.su. t et dm autre sans ressurl (fig. 213 ; couteau de deGraefe eu forme (le ténoto.ue poiutu (fig, 215)| pince à papille artdirielle fig. ; ciseaux courbes et tins; kystique à lame triangojaire adapté à une [fa
Double (8g. J16)j curette de Daviel ou celle de de Grtefc d écaille on de eaootphone (fig. Mft),
Fie. 214. FlO. 'Jl.">. Fl«. 216. Pl«, 217.
Kir,. 2111 à 217. — lastrofflenil pour l'extraction lim'airr- modifier* ' .
nnnnnvrr Opératoire. — l'rrmirr (f)ii/,s. Après ,i\oir oouebé le malade el RfOfr ancstbésié, s'il y a lieu, ou écarte les paupières a\ec un des blépliarostats ou les deux élévateurs, et l'on saisit le globe de l'o'il avec la pince à fixer tout près de la cornée et dans un point diamétralement opposé à celui où l'on doit faire l'incision, par conséquent au-dessus du bord inférieur de la cornée, si l'on x «Mil faire
pratiquer l'incision en baut <-t au voisinage du bord supérieur lorsqu'on dotl opérer en bas.
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