‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 84 sur 167 · BLESSURES DU SAC LACRYMAL ET DU CANAL NASAL · texte numérisé non relu

BLESSURES DU SAC LACRYMAL ET DU CANAL NASAL

Les plaies pénétrantes de la région orbilaire interne peuvent entamer le sac lacrymal ou le canal nasal. Il en résulte une communication de ces organes, soit avec les narines ou le sinus maxillaire, lorsque les es ont été fracturés, ou bien il s'établit une fistule lacrymale. Lorsque le malade se mouche, l'air entre avec violence dans le tissu cellulaire au voisinage de la plaie, et il y a quelquefois de l'empbvsème des paupières.

Mais ces désordres ne sont pas longs à guérir, les lèvres de la plaie se cicatrisent sans fistule et sans larmoiement.

Les blessures du canal nasal et les fractures de l'apophyse montante du maxillaire supérieur sont plus graves ; les cicatrices qui s'ensuivent entraînent une oblitération complète du canal nasal et une tumeur lacrymale au bout de quelque temps.

J'ai donné, en 1867,des soins à un de mes compatriotes qui, tombé entre les mains des Cosaques, dans l'insurrection de 1863, a été criblé de blessures. Il a survécu pourlant à ce massacre, et parmi les blessures qu'il avait reçues, il en porlait une dans la région du canal nasal qui provenait d'une balle tirée à bout portant Il s'en est suivi une fracture du maxillaire, et l'oblitération du canal nasal avant amené une tumeur lacrymale, j'ai pu, quoique avec beaucoup de difficulté, franchir le canal nasal avec une sonde introduite par le point lacrymal incisé; mais les douleurs dentaires que provoquait ce calhétérisme étaient tellement violentes, que j'ai dû y renoncer. Pourtant, après trois séances de cathetér.sme, le

larmoiement cessa. , T

Mackenzie a vu l'écrasement du nez amener l'oblitération du canal nasal et des inflammations incessantes du sac avec suppuration.

Bover cite un cas de fistule lacrymale survenue à la suite de la fracture du nez. M'usine a vu pourtant des fractures beaucoup plus graves se guérir sans amener de larmoiement. Dans un cas de désordres graves de la même région produite]» une décharge d'un pistolet, J. D. Larrey a réussi à reconstituer le canal na«l fracturé et rétablir le cours des larmes.

hiri îoGRAPiuE. - D- J- totrey, Mémoires de chirurgie militaire, et f*9ft&/'iU[ n 242 ïari 1812-1817. - Ph. Boyer, Traité des maladies chir^es^ Paris 1847. - Malgaigne, Traité des fractures et des luxatwns. 1 . I, p. 365. Par

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