‹ Traité pratique d'auscultation, suivi d'un précis de percussion [electronic resource]Chapitre 40 sur 81 · MA.LADIES DE LA. VESSIE · texte numérisé non relu

MA.LADIES DE LA. VESSIE

ies sons arrivent alors directement à l'observateur.

La difficulté de tenir l'oreille sur la plaque du cystoscope de Moreau, et de communiquer en même temps à la sonde les mouvements nécessaires pour produire le choc, avait suggéré à Leroy d'Étiolles l'idée d'adapter à toute sonde exploratrice un tube acoustique flexible et d'une grande longueur. Ce tube acoustique formé d'un fi! de laiton roulé en spirale, et revêtu de caoutchouc et d'un tissu de soie, se fixe par un bout sur le cathéter et s'applique à l'oreille par l'autre extrémité au moyen d'un pavillon d'ivoire. Cet appareil transmettrait les sons avec une grande intensité et sans altération.

Quel que soit le procédé qu'on emploie, on aura une idée assez juste, d'après la nature du bruit que manifestera le choc de la sonde contre les calculs, du degré de solidité des concrétions., de leur disposition, de leur mobilité et quelquefois même de leur nombre.

Dans le but de reconnaître (ce qui est difficile par le cathéter seul) un petit fragment de pierre logé dans une cellule, ou très peu saillant, ou entouré de faisceaux musculaires durs ■et hypertrophiés, dont le contact avec la sonde produirait des sensations presque semblables à celles que fournirait le calcul, Leroy d'Étiolles

a encore imaginé (I) d'adapter au bout d'une sonde en caoutchouc des viroles métalliques larges de quelques millimètres, et distantesd'un centimètre. Le cathéter métallique ordinaire, passant au-dessus d'un fragment disposé comme nous l'avons dit plus haut, donne un son continu (et qui est insuffisant), tandis que par les viroles métalliques placées à distance les unes des autres, il éprouve des secousses qui, transmises surtout par le tube acoustique en caoutchouc, peuvent révéler l'existence de corps très peu saillants. Leroy d'Étiolles assure qu'il a eu de fréquentes occasions de recourir avec avantage à l'emploi de cet instrument (2).

Utérus et ovaires. — L'auscultation appliquée à l'utérus révèle, dans la grossesse, des signes , importants dont nous avons parlé plus haut. Dans les maladies, elle ne fournit pas d'autres phénomènes que des bruits de souffle qui se

(1) Chrestien, De la percussion et de l'auscultation dans les maladies cliirurgicates, p. 133.

(2) Le mv rophone explorateur, imaginé par MM. Hughes et Thorapsou, est, depuis plusieurs années, fréquemment employé en Angleterre pour la recherche des calculs de la vessie. « C'est, dit M. du Moncol, une tige métallique légèrement recourbée par une de ses extrémités, et qui est adaptée à un mauclin à l'intérieur duquel est fixé le microphone. Celui-ci consiste en une petite bascule de charbon de cornue, maintenue appuyée sur un contact de charbon par un petit ressort à boudin, et qui est reliée, ainsi que ce coutact, aux deux fils d'un circuit téléphonique dans lequel est in-

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