‹ Traité pratique d'auscultation, suivi d'un précis de percussion [electronic resource]Chapitre 42 sur 81 · MALADIES DE L'OREILLE · texte numérisé non relu

MALADIES DE L'OREILLE

de maladies fort différentes, le bruit anomal révélé par l'auscultation du crâne indique un état pathologique commun, une altération du liquide sanguin.

Valeu7' sémiotiqiie. — La valeur sémiotique du èniit de souffle céphalique est nulle au point de vue du diagnostic des maladies de l'encéphale; il ne doit être considéré que comme un signe rf'anémie, soit simple^ soit liée à quelque autre affection, le rachitisme principalement.

Maladies de V oreille (1).

L'emploi de Votoscope (2) permet au médecin de se rendre compte, plus exactement qu'autrefois, des bruits divers qui se produisent dans l'oreille moyenne, à Vétat normal ou pathologique.

(1) Dans les éditions précédentes, nous avions inséré une note de feu Ménière, médecin do l'Institut des sourds-muets, sur V Ausc.ullalion dans les maladies de l'oreille. Nous avons pensé qu'il appartenait à M. le docteur Ménière flls, mieux qu'à tout autre, de compléter, pour la présente édition, le travail paternel par l'exposé des notions (en petit nombre) récemment acquises.

[2] C'est un tube en caoucliouc de GO centimètres de longueur, terminé par deux olives en ivoire, dont l'une est fixée dans l'oreille du patient et l'autre dans celle de l'explorateur; cet instrument, comme on le voit, n'a de commun que le nom avec l'otoscope destiné à l'examen du conduit auditif et de la membrane du tympan.

Bartu et Uo«ER, 12" édit. 34

Dans Vélat normal, l'oreille moyenne, c'està-dire la caisse du tympan et ses dépendances (les cellules de la base du rocher et de l'apophyse mastoïde), contient de l'air qui y pénètre par la trompe d'Eustache, et se renouvelle, surtout pendant l'acte de la déglutition, sans qu'on ait conscience de ce mouvement : il y arrive d'une manière lente, insensible; et, en auscultant l'oreille et la région mastoïdienne, on ne perçoit aucun bruit dans ces cavités dont toutes les parois sont inextensibles, à l'exception de la trompe, de la membrane du tympan, et des fenêtres ovale et ronde. Mais, si l'auscultateur, muni de l'oloscope, fait pénétrer de l'air par la trompe, soit au moyen du cathétérisme, soit par les procédés de Valsalva ou de Politzer (1), il entend divers bruits qui sont dus aux vibrations de l'air contre les parois de la trompe, de la caisse, et au déplacement du tympan poussé en dehors ou revenant à sa position naturelle. Lorsqu'on pratique le cathétérisme, on perçoit un souffle doux [bruit de pluie de Deleau) et parfois un léger claquement

(\) Le procédé de Valsalva consiste à faire faire .-iii malade une expiration forcée, le nez et la bouche fermés ; celui de Politzer à ponsser, avec une poire et un embout en caoutchouc, une douche d'air dans les fosses nasales obturées eu avant par le pincement des narines, et eu arrière, par l'occlusion niouienlanée de la cavité uaso-pharyugienne pendant la déi,dutition.

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