‹ Traité pratique d'auscultation, suivi d'un précis de percussion [electronic resource]Chapitre 43 sur 81 · MALADIES DE L'OREILLE · texte numérisé non relu

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duti/mpan, lequel est assez fort quand le (luide est chassé brusquement, comme dans le procédé de Politzer. On comprend d'ailUeurs que ces bruits normaux varient d'intensité suivant les individus.

A Vétat pathologique, si la trompe est rétrécie (par suite de l'épaississement de la membrane muqueuse), l'air, passant avec diftlculté, délermiaera un son plus aigu, un sif/Ieinent, et, s'il y a sécrétion de mucosités, une espèce de gargouillement.

Les conditions pathologiques du tympan modifient les caractères du son, lequel sera dur, sec, éclatant, si la membrane tympanlque est rigide, et plus doux, comme voilé, si elle est molle et relâchée.

Dans les perforations de cette membrane, quand la perte de substance est considérable, l'observateur entend l'air arriver, de l'oreille du malade b. sa propre oreille, bruyamment et avec tant de force qu'il sent lui-même son tympan se déprimer; si la perforation est petite, il perçoit un Ijrtnt de sifflet plus ou moins aigu, qui peut s'entendre sans cathétérisme, alors que le malade fait un eiïort d'expiration, la bouche et le nez étant fermes. Ce bruit est pathognomonique.

Lorsque la caisse est plus ou moins remplie de mucosités ou de pus, il se produit, par le

passage de l'air à travers la niasse liquide, des râles bulleux, un rhonchus sous-crépilant plus ou moins fort et même du gargouillement. Il faut se rappeler que le pavillon interne de la trompe est le point où s'accumulent les liquides pathologiques. Ces râles humides présentent, comme ceux des voies aériennes, des différences qui dépendent de la quantité des matières contenues dans la caisse, de leur degré de viscosité, etc. — Inversement, quand la caisse ne contient pas d'exsudats et est tout à fait sèche, quand ses parois ont été envahies par une sclérose ancienne, le bruit de souf/le devient très aigu et se transforme en sifflement.

Chez quelques malades, on constate qu'il y a interruption de l'arrivée de l'air dans la caisse, et cette interruption peut se répéter à des intervalles divers pendant une même séance de cathétérisme; le fait s'observe, suivant M. le D"" Meyer, dans les tumeurs adénoïdes du pharynx nasal, qui peuvent momentanément obturer plus ou moins l'orifice de la trompe. Ajoutons que dans certains cas rares il est impossible de faire pénétrer l'air, lorsqu'un bouchon de mucosités intercepte la lumière du canal.

Notons aussi un phénomène d'auscultation qui pourrait induire en erreur : le cathéter étant bien placé, l'air est poussé dans la trompe jusqu'à sa partie la plus rélrccic; puis, arrêté

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à ce point par une cause quelconque, il revient dans le pharynx : le bruit peut alors imiter celui qui annonce la pénétration dans la caisse ; mais il est plus faible, plus étouffé, plus lointain (Politzer).

11 existe en outre des bruits secondaires ou de retour (Gruber), qui se manifestent au moment précis où les parties déplacées reprennent leur position primitive, et qui sont le fait même de ce mouvement.

L'auscultation de l'apophyse masto'ide, que Laennec avait indiquée, et qui, expérimentée depuis par des spécialistes autorisés, ne leur avait fourni aucun signe utile au diagnostic des maladies de l'oreille, a été étudiée à nouveau dans ces derniers temps : d'après le D'' Michaël, lorsque les cellules mastoïdiennes sont à l'état normal, on entendrait (avec un stéthoscope placé sur l'apophyse) le bruit caractéristique de la circulation de l'air poussé dans les voies auditives; le silence serait, au contraire, l'indice d'un état pathologique des cellules.

Il est encore un autre mode qV auscultation dite objective (Politzer), transauriculaire (Gellé) : les expériences sont fondées sur le fait de la propagation des ondes sonores (1) qui, traver-

(1) L'explorateur obtient ces ondes sonores en plaçant un diapason eu vibration sur le crâne du malade, soit

sant les os du crâne, pénètrent dans tout l'appareil auditif et arrivent ensuite à l'oreille de l'auscultateur avec des modlQcations dans l'intensité du son en rapport avec l'état des diverses parties (caisse, tympan, chaîne des osselets).

Si pour cette auscultation transauriculaire les procédés sont un peu différents, le but des expériences est identique; mais les observations ne sont pas assez nettes pour qu'on puisse formuler des conclusions précises; nous avons rencontré des faits contradictoires, de sorte que la question (de même que celle de l'auscultation de l'apophyse mastoïde) nous semble devoir être tout au moins réservée.

sur le vertox, soit sur les bosses frontales. — L'auteur allemand se sert d'un otoscope à trois branches (un pour l'oreille du niédecin, et deux pour les oreilles du patient) ; l'otoscope ordinaire suffit à M. Gellé.

SECTIOiN IV

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