‹ Traité pratique d'auscultation, suivi d'un précis de percussion [electronic resource]Chapitre 59 sur 81 · MODE OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

MODE OPÉRATOIRE

suilats fournis par celle niensuralion comparalive sont loujours douteux, parce que la circonférence des deux côtés n'est presque jamais égale (il peut y avoir une différence d'un cenliniètre et demi à l'avantage du côté droit) ; parce qu'il est fort difficile d'éviter les mouvements du malade qui en déplaçant les points de repère faussent naturellement les résultats; parce qu'enfin il n'est guère d'états morbides, même limités à un côté de la poilrine, qui n'influent en même temps sur le périmètre des deux côlés. Mieux vaut donc, selon le conseil de Woillez, s'en tenir à la mensuration 'périmétriqiie générale. Celle-ci s'effectue tout simplement en faisant passer le lacs gradué autour du tronc, immédiatement au-dessous de l'angle inférieur des omoplates, el en ramenant les deux chefs en avant au-dessous des mamelons jusqu'à la ligne médiane. Le malade étant en expiration, on rapproche doucement les deux bouts du ruban el on note le chiffre indiqué; puis, sans le déplacer, on serre autant que possible et l'on note le nouveau périmètre ainsi obtenu : le premier nombre est la circonférence proprement dite ; la différence entre le premier et le second indique l'élasticité thoraci(jue qui est en moyenne de 6 centimèlres, selon Woillez, et qui pourrait varier de 2 à 1 1 centimèlres selon les sujets et dans les diverses affections pleuro-pulmonaires.

B. — Mensuration des diamètres. — La mesure des diamètres de la poitrine, indiquée pour la première fois par Chomel, s'exécule à l'aide du compas d'épaisseur. On distingue le diamètre anléro-poslérieur ou slenio-verlébral, les diamètres obliques ou vertébro-mammaircs, enfin le diamètre transversal (pii va d'une aisselle à l'autre. Ce dernier varie trop peu pour qu'il soit utile d'en tenir compte ; on se

MENSURATION

borne en général à mesurer les diamètres antéropostérieiir et obliques. Pour cela on place l'une des branches du compas sur un point de la ligne apophysaire dorsale correspondant au niveau de l'angle iiit'ériour des omoplates, et qu'on a eu soin de marquer préalablement à l'aide du crayon derniograpbique. L'autre branche est appliquée d'abord sur la gouttière sternale entre les deux mamelons, puis sur chacun de ceux-ci. L'augmentation du diamètre sterno-vertébral est en rapport assez exact avec l'ampliation de la capacité thoracique ; la diflerence constatée entre les diamètres verlébro-mammaires droit et gauche permet d'apprécier les déformations obliques de la poitrine. Mais ces dernières sont encore mieux constatées par l'emploi du cyrtomètre dont il nous reste à dire un mot.

C. — Cyrtométrie. — C'est dans le but d'obtenir des tracés graphiques de la coupe du thorax, que Woillez a imaginé l'instrument ingénieux auquel il a donné le nom de ci/rtomèlrc. u C'est une tige articulée de deux en deux centimètres à double frottement, s'appliquant par sa tranche et présentant sur sa longueur une ou deux articulations plus mobiles que les autres, qui permettent de retirer l'instrument appliqué sur une surface d'un pourtour plus étendu qu'un demi-cylindre sans le déformer (Woillez). »

Pour se servir de cet appareil, on l'applique sur un des côtés du thorax comme on ferait du ruban gradué, en observant les mêmes points de repère, et on a soin de mouler exactement les chaînons sur les creux et les saillies que présente le contour de la poitrine. On retire ensuite le cyrtomètre, et on le pose sur une feuille de papier blanc où l'on marque aisément la courbe à l'aide d'un crayon en notant

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