‹ Traité pratique d'auscultation, suivi d'un précis de percussion [electronic resource]Chapitre 63 sur 81 · GROS INTESTIN · texte numérisé non relu

GROS INTESTIN

Quand il existe une bride péritonéalc ou un volinilus qui interrompt le cours des matières, cet obstacle, s'il siège en un point élevé du tube intestinal, se traduit par un aplatissement des parties inférieures et latérales du venlre, avec saillie considérable de l'estomac et du duodénum. Souvent le point affecté se révèle, à la palpalion, par une douleur très vive, profonde et nettement localisée.

Les tumeurs de l'intestin grêle (polype, cancer), quand elles atteignent un volume notable, se reconnaissent à la présence en un point du ventre (le plus souvent au voisinage de l'ombilic) d'un corps dur, parfois bosselé, qui change de forme et de place d'un moment à l'autre et qui suit manifestement les mouvements de l'intestin.

C. Gros intestin. — L'engorgement du caîcum et de la partie ascendante du côlon avec stagnation des matières fécales, constitue la maladie connue sous le nom de tijplilite ."elle se traduit par le développement dans la fosse iliaque droite d'une tuméfaction volumineuse, de forme ovoïde ou plutôt cylindroïde, qui remonte plus ou moins haut vers le foie. Dans la typhlite aiguè, au débul surtout, ce bourrelet présente une résistance marquée et une sensibilité parfois excessive à la pression; par contre, dans les obstructions simples, chez les individus qui à la suite d'une typhlite antérieure sont affectés d'inertie avec dilatation des parois intestinales, la masse fécale est d'une consistance analogue à celle de la terre glaise, et la pression ne détermine aucune douleur dans la région correspondante. — Vinvaginalion intestinale donne quelquefois lieu, chez les Jeunessujets principalement, à une tumeur en forme de boudin, plus ou moins allongée, (jui occupe la région ctccale et au niveau de laquelle le

moindre conlacl éveille une vive douleur. Elle se distingue de la typhlile par son volume el sa fixité moindres, par la marche ordinairement moins rapide des phénomènes d'obstruction et par les hémorrhagies intestinales presque toujours concomilantes. — On sait que d'ordinaire, au commencement de la fièvre typhoïde, la palpation de la fosse iliaque droite fait reconnaître un certain degré de tuméfaction, avec douleur sourde, et du gargouillement. — On observe, chez quelques hystériques, une dilatalion limitée du côlon Iraimverse, ou plutôt d'un segment de cet intestin, momentanément isolé soit par des plicatures, soit par des zones de contracture locale : le palper donne alors la sensation d'une tumeur arrondie et rénilente, parfois volumineuse, essentiellement mobile, qui est indolente à la pression, et, à la percussion, sans malité aucune. Nous avons mentionné plus haut ces pneumatoses nerveuses (t).

L'S iliaqtic, lorsqu'il est distendu par des matières fécales, comme il arrive chez les vieilles femmes habituellement constipées, donne à la main la sen-

(1) Dans une l'orme de dyspepsie nerveuse que M. V. Glénard a étudiée sous le nom d'cntérôptose, et qui est ordinaireniput liée à la ueurasthéaic, rabJoaien est flasque, souvent dépriuié en bateau; il y a du clapotage stomacal, un peu de distension du ca;cum, appréciable à la palpation sous l'orme d'un l)oudin cylindrique, rénitent, légèrement douloureux: on même tenq)s le colon transverse vide de gaz et coutracturé peut être senti sous forme d'un cordon aplati, mobile de haut eu bas, trausversalement dirigé à 2 centimètres environ au-dessus de l'ombilic-, l'S iliaque rétréci l'orme une autre corde roulant sous le doigt dans le flanc gauche parallèlement à l'arcuilc de i>'allopc.

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