FOIE
•sation d'une tuméfaction allongée, d'une sorte de grosse corde rénitente et dure occupant la fosse iliaque gauche et obliquement dirigée en bas et en dedans ; sa forme et ses dim^ensions se modifient du reste d'un jour à l'autre, et'un purgatif la fait disparaître coraplèlemenl. — Il n'en est pas de même quand l'S iliaque est le siège d'un cancer; la main perçoit alors une masse ovoïde, parfois bosselée, située en dedans et un peu au-dessous de l'épine iliaque antérieure et supérieure; celte tumeur, légèrement mobile, se continue en bas et en haut avec la corde intestinale; elle est souvent douloureuse à la pression; aucun moyen thérapeutique ne la modifie.
D. Foie. — Pour palper convenablement le foie, il faut se placer à la droite du malade et appliquer la main à plat sur l'hypochondre, le bord cubital tourné vers le pubis; on déprime alors la pa¥oi abdominale par une série de petites succussions brusques, et pour peu que l'organe hépatique soit augmenté de volume, on a la sensation nette d'un plan résistant qui vient arrêter le mouvement; on suit ce plan de haut en bas, depuis l'arcade des fausses côtes jusqu'au point où il disparaît; portant alors la pulpe des doigts légèrement en haut ■et déprimant davantage, on arrive à sentir le bord libre du foie, à le suivre dans toute sa longueur, et on parvient même, si les parois abdominales sont llasques, à explorer une petite étendue de la face inférieure.
<:et examen, très facile, quand il n'y a ni ascite (1)
:i) En cas d'ascitc modérée, ou de tympanîte sans -distension excessive du ventre, on peut encore roconnaitre par la palpation l'augmenlation de volume de
ni embonpoint excessif, donne le moyen de constater, mieux que par la percussion, la limite inférieure du foie; il permet en outre de recueillir, sur l'étal matériel de la glande, les renseignements les plus utiles, de s'assurer si le bord libre est mince ou épais, tranchant ou obtus, régulier ou inégal, si la portion accessible de la face convexe est lisse ou rugueuse, si elle présente des dépressions ou des tumeurs; de noter si la sensibilité à la pression esi normale ou exagérée, s'il se produit des batlemenls expansifs ou des flottements péritonéaux (1).
l'organe hépatique; pour cela, il faut superposer le? deux mains et déprimer la paroi abdominale avec force et brusquement à plusieurs reprises dill'éreules ; on éprouve la sensation d'un liquide qui fuit sous la pression, et plus profondément on est arrêté par un plan résistant qui n'est autre que le foie.
(1) Dans les cas où les résultais do la pal]iation classique sont négatifs, on pourrait recourir à un autre procédé que M. F. Glénard a préconisé récemment sous le nom de procédé du pouce. 11 consiste « à rapprocher le plus possible le bord du foie delà paroi abdominale antérieure par une pression simultanée de la région lombaire droite qu'on siiulève à l'aide des quatre derniers doigts de la main gauche, et du liane droit qu'on refoule de bas en haut à l'aide de la main droite; puis à placer en tâtonnant la pulpe du pouce gauche, qui est libre, profondément en arriére et audessous de la ligue où l'on soupçonne la présence du bord du foie. Si alors ou fait exécuter au malade une profonde inspiration, le bord du foie peut s'abaisser en avant du pouce et il n'y a qu'à ramener eu môme ti'mps la pulpe do ce doigt d'arrière eu avant et de bas eu haut pour faire sauter le bord du foie, et apprécier ainsi sa forme, son épaisseur, ainsi que la deusilé et la sensibilité du tissu hépatique >■ (Francis filéuard : De la palpa/ion du foie par le procédé du pouce, Paris, (liez .Masson, 1888).