RATE
meurs arrondies, ombiliquées, parfois du volume d'une grosse pomme; dans la période avancée, le viscère en est farci el il est constitué par une masse énorme, à surface inégale et bosselée, qui remplit non seulement l'hypochondre droit, mais la plus grande partie du ventre. — Les kijstes hydatiques se traduisent par une tuméfaction arrondie, d'une consistance ferme et élastique, qui tantôt fait corps avec le foie, tantôt s'en isole complètement en apparence et vient faire saillie dans des •points insolites, soit à l'ombilic, soit à l'épigastre, •soit dans toute autre région du ventre. Quelquefois un coup léger frappé à la surface du kyste sans relever les doigts donne à ceux-ci une sensation très particulière, comparée par quelques auteurs à celle qu'on éprouve en agitant un morceau de gélatine ou des globules de mercure déposés sur la paume de la main : ce phénomène, qu'on attribue à la collision des hydatides filles, a reçu le nom de frémissement hydatique; il ne peut être constaté que dans un petit nombre de cas.
La dilatalion de la vi^siculc hiliaire se révèle par la présence, dans l'hypochondre droit, d'une petite vessie piriformeou plutôt ovoide, à grosse extrémité •dirigée en bas, dépassant le rebord du foie de trois ou quatre travers de doigl. Quelquefois une pres- ■sion, faite avec beaucoup de ménagement sur le fond de la vésicule ainsi dilatée, la vide aussitôt. Il est des cas, assez rares à la véi'ité, où l'on peut reconnaître l'existence des concrétions biliaires, soit directement parle toucher, soit au bruit de choc ([ue l'on produit, par exception, en froissant ces calculs les uns contre les autres, bruit que l'on a coni|iaré au cliquetis d'un sac de noisettes.
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PALPATION
s'y prendre comme pour le foie, c'est-à-dire d'aborder riiypochondre avec la main tournée la face palmaire en haut. Si on se sert de la main droite il faudra naturellement rester à droite; mais si l'on est suffisamment ambidextre, il vaudra mieux se tenir à gauche et palper de la main gauche. On se rappellera que la rate est normalement cachée sous les fausses côtes et que, lors même qu'elle les dépasse, sa mobilité, beaucoup plus grande que celle du foie, la rend plus difficile à sentir. Aussi procédera-t-on avec douceur par petites secousses de la pulpe des doigts, en appuyant légèrement la main tout entière.
On arrive ainsi à se rendre compte des modifications de volume et de siluafion de l'organe, des scissures et des inégalités de ses bords, des épaississemenls, des indurations du tissu splénique, des adhérences péi'itonéales et, dans certains cas, du degré de sensibilité morbide.
La. congestion de la rate, qui existe dans la ficirc typhoïde et dans plusieurs autres maladies infectieuses, n'est pas toujours assez considérable pour être appréciée par la palpation ; quelquefois pourtant Textrémité inférieure de la rate dépasse le^ fausses côtes et se fait sentir alors sous la forme d'une tumeur molle, indolente, assez mobile, dont le contour rappelle l'extrémité d'une ellipse. La grosse rate qu'on observe dans certaines formes de cirrhose du foie, et notamment dans la cirrhose hypertrophique avec ictère, offre les mêmes apparences.
Quand la rate est très hypertrophiée, ce ((ui esl la. règle dans le paitidisiiie chronique, elle forme un gros gâteau oblong, rénilent et épais, dont le grand axe est dirigé on bas et en avant, et dont l'exlré-