‹ Traité pratique d'auscultation, suivi d'un précis de percussion [electronic resource]Chapitre 67 sur 81 · RATE · texte numérisé non relu

RATE

mile inférieure alleiiit la fosse iliaque, laiidis que la supérieure, facile à délimiter par la percussion, reraonle profondément derrière les fausses côtes. Sa l'orme générale est conservée et son bord antérieur plus ou moins tranchant présente toujours une ou deux scissures; sa face convexe appliquée sur le liane gauche le remplit en entier et toute la région latérale du ventre présente une voussure très visible.

Ces caractères sont encore plus accentués dans certains cas de lyinphaclénie splénique avec ou sans leucocythémie. L'hypertrophie de la rate est souvent alors associée à celle du foie : l'organe splénique, ferme et rigide comme un bloc de carton, occupe toute la moitié gauche de l'abdomen; son bord antérieur, recouvert en haut par le lobe gauche du foie, s'en détache à angle droit pour se porter en bas et en dedans; un peu plus loin on sent nettement la scissure, le cran caractéristique. Dans les périodes avancées de la maladie, la raie peut atteindre et même dépasser la ligne médiane ; le foie de son côté atteint l'ombilic et la musse intestinale semble refoulée tout entière dans la fosse iliaque droite (1).

(1) Il faut sf! tenir en garde contre les erreurs de diagnostic résultant des déplacements singuliers que peut parfois éprouver la rate dans des cas d'hypertrophie consiiléralde. Nous nous rappelons avoir observé un l'ait dans lequel la rate, prodigicuscniont augmentée de volume, avait basculé dans l'abdomen et était venue se coucher en travers sur l'hypogastre, la lace convexe en avant, le bord droit on haut; si les scissures caractérisliques n'avaient été appréciables au palper le louodo ce bord, il eût été bien dillicilc do la reconnaître, ci on olVot un chirurgien très expert, ((ui n'avait pas eu la

PALPATION

Quant aux tumeurs spléniques qui entraînent une déformation complète de l'organe, comme les kystes hydatiques et le cancer, elles n'offrent à la palpation aucun caractère particulier qui permette de les distinguer des tumeurs de même nature des organes voisins.

Dans l'état normal, la rate est peu sensible, toutefois il est des cas oii la palpation y fait naître des douleurs vives : par exemple quand il s'est produit un infarctus récent, ou quand la capsule de l'organe et le péritoine environnant sont le siège d'une iiillammation subaiguO (1).

F. Rein. — Pour palper la région rénale, le malade étant couché sur le dos, dans la position déjà décrite, on place une main sur la région lombaire, l'autre sur la paroi antéro-latérale de l'abdomen du même côté, et on déprime les tissus en rapprochant les deux mains l'une de l'autre, d'abord avec précaution, puis de plus en plus fort jusqu'à ce qu'on sente une vive résistance. On peut alors évaluer, d'après la dislance qui sépare les deux mains, si le volume du rein est normal ou augmenté; si l'on croit découvrir quelque condition anomale, on répète l'examen en faisant varier la position du ma-

précaution de faire coucher la malade pour rcxaminer. avait diagnostiqué uu kyste de l'ovaire.

(1) Prior [Mnnchenev med. Woc/iensc/iri/l, 1887), a publié deux observations dans lest|uelles la rate était le siège de battements expansifs, synchrones à la pulsation artérielle et perceptibles à la palpation. L'un de ces malades présentait une insuffisauce aortiquc, l'autre une hypertrophie du rœur. Gerliardt, (|ui a eonstalé le même phénomène chez un saturnin rlumialisant et atteint d'insuffisance aorliipie, l'altribue au.warialions brusques de la tension artérielle.

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