REIN
lade, que l'on place d'abord sur le côté opposé, puis sur le ventre. On recherche en outre le phénomène du ballottement rénal, selon le conseil du professeur Guyon, par une série de petites succussions brusques de la main placée en arrière, de façon à renvoyer vers la paroi abdominale le rein déplacé ou tuméfié.
Le rein normal est si bien encbatonné dans sa capsule cellulo-graisseuse, qu'il est impossible de le palper directement; on devine plulôt qu'on ne sent sa présence par la résistance qu'il oppose à la pression. Mais, lorsqu'il est déplao', comme il arrive assez souvent chez les femmes à la suite d'une grossesse, on peul, en palpant la région rénale avec soin, constater un vide, une dépressibilité insolite des parties comprises entre la crête iliaque et la dernière côte; d'autre part, en explorant la cavité abdominale, on ne tarde pas à découvrir le rein sous forme d'une tumeur mobile, à bord libre arrondi et convexe, à bord profond échancré en forme de hile. Cette (umeur, qui fuit aisément sous les doigts, tantôt se porte vers la profondeur de l'abdomen, tantôt devient apparente dans la fosse iliaque ou même au voisinage de l'ombilic. Parfois, quand les parois du ventre sont flasques, on arrive à s;iisir le rein déplacé entre le pouce et les autres doigts; le malade accuse alors une douleui' sourde, avec tendance à la syncope, ti'ès analogue à celle que produit la pression du testicule (I).
(1) Pour reconnnitrc les légers degrés du déplacement rénal ou néphroplose, F. Glcnard recommande le procédé suivant, i\\n s'exécute en trois temps :
l'remier temps [nSùl). — On étreint sdlidenieiil de la main gauctio (si on explore le rein droit et vice-versd), le pouce étant placé en avant, les pai ties molles au-
PALPATION
Au déluil du phlegmon 2:>érinéphrétique on conslate souvent, dans un point limité de la région lombaire, une douleur profonde, sourde et contusive, qui doit éveiller l'attention; plus tard, on aperçoit, d 1 côté malade, une légère voussure accompagnée d'un peu d'œdème; on l'ait alors coucher le patient sur le tlanc opposé, le tronc soulevé par un coussin, (le manière à faire saillir la région lombo-abdominale; el, plaçant les deux mains à quelques centimètres Tune de l'autre, sur une ligne parallèle à la masse sacro-lombaire, pour éviter la fausse lluctuation des muscles, on parvient quelquefois à obtenir une sensation profonde de flot, assez nette pour guider l'intervention chirurgicale.
Les tumeurs du rein, pour peu qu'elles atteignent un volume notable, deviennent accessibles à la palpal ion; mais leurs caractères différentiels sont peu accusés. Aussi les erreurs ne peuvent-elles èire évitées que par une appréciation rigoureuse des antécédents du sujet, el de l'évolution de la maladie.
dessous du rebord costal droit : le* doigts l'ormeiit ainsi un anneau qui est complété en arriére par le rachis, en avant par la main droite déprimant la paroi antérieure dans le prolongement du pouce gauche.
Deuxième temps (capture). — On ordonne au uialadu de faire une profonde inspiration, el au niomcut où elle s'achève ou serre brusquement la région lombaire entre le pouce gauche et les autres dois'Is, la main droite s'opposanl au déplacement du rein vers la li^nc
Miédiauc; si l'on sent quelque chose, c'est que in r
est déplacé.
Troisième temps (échappement). — Hclàcliant la pression des doigts, on laisse l'organe .•ai)luré s'échapper d(;bas en haut par un ressaut brusque, et on apprécu' ainsi sou volume et son degré de miibilité. amsi que sa sensibilité spéciale.