‹ Traité pratique d'auscultation, suivi d'un précis de percussion [electronic resource]Chapitre 71 sur 81 · UTÉRUS · texte numérisé non relu

UTÉRUS

•convient de procéder : la femme étant, couchée sur le dos, dans la position ordinaire, le médecin commence par explorer l'excavation pelvienne en pla- .çant les deux mains sur la région sus-pubienne, les poignets en haut, les doigts tournés vers la symphyse, à o ou 10 centimètres de la ligne médiane, ■et en déprimant la paroi par une série de pressions brusques. Mais de deux choses l'une : ou il sent une résistance ferme, arrondie, remplissant l'excavation, et il en conclut que le fœtus est engagé; ou il ne rencontre aucun obstacle, et comme il pénètre profondément dans l'excavation vide, c'est la preuve que renfanl est encore tout entier dans la cavité abdominale.

Dans le premier cas : excavation -pleine, comme la seule partie capable de s'engager avant le début du travail est l'occiput, on peut sans hésiter diagnostiquer une présentation du sommet. Palpant alors avec soin la tumeur arrondie qui remplit le bassin, on arrive souvent à constater qu'elle est plus accessible d'un côté que de l'autre ; celte partie plus saillante est le front, toujours moins engagé, dans la présentation du sommet, que l'occiput ; on connaît ainsi la position droite ou gauche de la tète et par conséquent de l'enfant. Ce point établi, il faut chercher l'autre extrémité du fœtus, qui se trouve généralement au fond de la cavité utérine : ■on la reconnaît aisément sous la forme d'un corps -volumineux, irrégLdier, moins dur que la tête et accompagné souvent de petites parties qui sont les pieds. La situation du siège étant constatée, on n'a plus, pour être fixé sur l'exacte position du fœtus, qu'à déterminer dans quelle direction se trouve le dos; pour cela on palpe méthodiquement de la tète au siège et réciproquement; le dos est-il en

PALPATION

avant, on sent à droite ou à gauche un plan résistant, continu, qui unit le pôle supérieur du fœtus au pôle inférieur; est-il en arrière, on ne rencontre d'abord sous la main que de petites parties inégales et mobiles, souvent animées de mouvements actifs, et il faut déprimer profondément l'abdomen, pour sentir une sorte d'arête courbe qui n'est autre que le plan latéral du Ironc. Quel que soit le résultat, il est aisé d'en déduire la variété de la position.

Quand Vexcavaiion est vide, le problème diffère un peu : il faut d'abord déterminer le grand axe de l'ovoïde fœtal. On trouve toujours une des e.xtrémilés soit au détroit supérieur, soit dans une des fosses iliaques ; l'autre extrémité est en générai dans le flanc opposé. Pour savoir laquelle des deux est la tête, on a recours au ballottement; on communique à la paroi abdominale que l'on suppose en rapport avec l'extrémité cépbalique une pression, une impulsion un peu brusque; la tête, mobile sur la colonne vertébrale, quitte alors la paroi, puis, revenant à son point de départ, produit un léger choc très perceptible; cette sensation, que ne donne aucunement le siège, lève tous les doutes, et, la tête une fois reconnue, il suffit d'aller à la recherche du dos comme il a été dit précédemment pour obtenir le diagnostic de la position et de sa variété.

I. Ovaires el trompes — Habituellement cachés dans le petit bassin et peu accessibles à la palpation, les ovaires se révèlent au toucher (juand ils. sont tuméfiés, déplacés ou douloureux.

Dans Yovaralgie des hystériques, il est presque impossible d'arriver directement sur l'ovaire, à cause de la résistance des parois abdominales, mais une palpation forte et prolongée de la fosse

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