‹ Traité pratique d'auscultation, suivi d'un précis de percussion [electronic resource]Chapitre 72 sur 81 · ORGANES PROFONDS · texte numérisé non relu

ORGANES PROFONDS

iliaque fait naître une douleur sourde, conlusive, angoissante, irradiée vers les lombes et vers i'épigaslre, portant au cœur, selon l'expression ordinaire des malades, et suivie, dans certains cas, d'une perturbation nerveuse qui serait susceptiblede provoquer ou d'arrêter une crise d'hystérie.

Vovarile aiguë se manifeste par la présence, dansune des fosses iliaques, vers sa partie interne, d'une tumeur arrondie, assez mobile, ne dépassant paslevolume d'un œuf de poule, dure et excessivement douloureuse à la pression.

Dans les kystes de Vovaire, les résultats du palper varient beaucoup suivant les cas. Parfois, dans les périodes rapprochées du début, on a la sensation, d'une tumeur arrondie, grosse comme une orange,, émergeant du petit bassin et occupant l'une ou l'autre des fosses iliaques. Plus tard, c'est une tumeur volumineuse, qui envahit toute la cavité de l'abdomen, et refoule la masse intestinale dans les flancs et vers l'épigastre; souvent elle est molle et fluctuante au point de simuler une ascite ; d'autres fois elle est dure et tendue, à surface irrégulière etparsemée de bosselures. En appliquant les deux., mains sur la région la plus saillante et en faisant glisser doucement la paroi abdominale sur la tumeur, on obtient une sensation tactile particulière, une sorte de vibration analogue, selon Kœberlé, à celle que produit le doigt humide promené sur une vitre : co phénomène indique simplement qu'il n'y a pas d'adhérence du kyste avec la paroi au point exploré.

J. Organes profonds. — Les parties situées dans la région la plus reculée du ventre, près de la colonne vertébrale, telles ([ne V aorte abdominale, le pancrdas, les ganglions mésenlériques, ne sont guère accessi-

PALPATION

bles à la palpation : quelquefois pourtant il est possible de sentir et même de comprimer Taorle, chez les individus maigres et chez ceux dont les parois abdominales sont relâchées. On sait que la compression de ce vaisseau a été longtemps considérée comme le meilleur moyen d'arrêter les hémorrhagies utérines après l'accouchement.

Chez quelques sujets, notamment chez les individus nerveux, on perçoit par le toucher, à la région épigastrique, des battements violents, expansifs, souvent sensibles aux malades eux-mêmes. La première idée qui se présente en pareil cas est celle d'une dilatation anévrj'smale de l'aorte ; mais, en examinant les choses de plus près, on reconnaît que le vaisseau présente un calibre uniforme, que les battements sont perçus avec la même intensité sur une grande longueur ; que le phénomène est essentiellement variable, qu'il apparaît et disparaît sans cause connue à la manière des accès de palpitations. Cette affection est, en effet, purement nerveuse, et Laennec, qui le premier l'a observée, l'a décrite sous le nom de palpitations nervcu>ics âc r aorte.

S'agit-il, au contraire, d'un véritable anêvrij^me de raortc abdominale, les battements sont en général beaucoup moins violents et moins pénibles, mais ils sont constants, et la palpation pratiquée avec soin fait découvrir sur le trajet de l'aorte ventrale une tuméfaction arrondie, plus ou moins volumineuse, qui se dilate manifestement sous l'effor l du courant sanguin. En même temps le stéthoscope appliqué soit au niveau même de la tumeur, soit en un point correspondant de la région dorso-lombaire, permet d'entendre un double souffle ou tout au moins un double claquement caractéristiciuc.

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