‹ Traité pratique des maladies cancéreuses et des affections curables confondues avec le cancer [electronic resource]Chapitre 15 sur 116 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

la fréquence avec laquelle la mort survient , alors même que l'état local des organes n'implique point la terminaison fatale, j'y vois une nouvelle preuve de l'altération que ce mal fait subir à l'économie tout entière. J'ai soumis, dans toutes mes autopsies, les lésions non cancéreuses à un examen attentif. Cette source féconde d'enseignements m'a montré à la fois jusqu'où s'étend la détérioration de la nutrition, et jusqu'à quel point celle-ci peut troubler la circulation , provoquer des états phlegmasiques divers , et entraîner la coagulation même du sang dans des vaisseaux d'un assez gros calibre. Dans mes études sur le rapport qui existe entre le cancer et les affections tuberculeuses , je suis arrivé à ce curieux résultat , que les cancéreux pouvaient parfaitement bien devenir tuberculeux; mais je n'ai pas vu jusqu'à ce jour la phthisie tuberculeuse en marche progressive donner naissance pendant le cours de ses progrès à une maladie cancéreuse.

La fréquence comparative du cancer dans les divers organes est ensuite soumise à l'analyse. Le dernier paragraphe enfin de ce second chapitre traite du cancroïde.

J'ai cherché à établir dans ces généralités , ainsi que dans les divers chapitres spéciaux dans lesquels il est question plus tard du cancroïde , que c'est une maladie locale contrastant sous ce rapport avec le cancer , affection générale d'emblée et qui tend toujours à infecter l'économie tout entière. Résultat d'une véritable substitution d'éléments nouveaux , le cancer fait disparaître les éléments normaux , tandis que le cancroïde de la peau et des membranes muqueuses n'est constitué , au contraire , que par l'exagération , l'hypertrophie, et plus tard l'inflammation et l'ulcération d'éléments physiologiques , hypersécrétés lorsqu'il s'agit d'épiderme et d'épithélium , ou développés outre mesure lorsque la couche papillaire est principalement atteinte. Ces différences ne nous ont pas fait négliger l'analogie qui existe entre le cancer et le cancroïde. La marche toujours envahissante , la diffusion et la tendance aux récidives sur place ne permettent point de regarder le cancroïde comme une affection bénigne , bien que locale.

Le troisième chapitre traite de la pathologie générale du cancer. Dans la symptomatologie , j'analyse, avant tout, ce qui a rapport au début , point essentiel pour établir de bonne heure le diagnostic. Je passe ensuite en revue les symptômes physiques tels que l'existence d'une tumeur, son apparition , son accroissement, son ulcératien , etc.., puis j'arrive aux symptômes physiologiques , à l'altéra-

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