‹ Traité pratique des maladies cancéreuses et des affections curables confondues avec le cancer [electronic resource]Chapitre 16 sur 116 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

tion des grandes fonctions , telles que la digestion , la nutrition , la circulation et l'innervation. Je termine cette partie par l'examen du mode de retentissement du cancer sur l'état général de la santé , et je retrouve les preuves d'un trouble constitutionnel profond dans le fait que ceux même qui n'offrent point de symptômes de localisation cancéreuse secondaire succombent également dans le dernier degré de marasme. Parlant ensuite de la marche et de la durée du cancer, je me borne essentiellement à la statistique qui résulte de mes propres observations. Elles sont, pour le cancer seul, au nombre de 447, pour les maladies curables confondues avec le cancer au nombre de 168 , et pour les tumeurs évidemment non cancéreuses au nombre de plus de 400. J'ai été ainsi à même d'établir à la fois la marche et la durée générale du cancer et de ses diverses localisations.

En analysant les causes attribuées au cancer, je confesse l'insuffisance des notions qu'offre, sur ce sujet, l'état actuel de la science. 11 est question d'abord de l'influence des causes extérieures. Parmi celles-ci, on rencontre dans les livres Une étrange exagération, par rapporta l'influence des violences externes, des chagrins et de l'hérédité, exagération que je me suis efforcé de réduire à sa juste valeur. En parlant de l'influence de l'âge et du sexe, je distingue de nouveau les résultats obtenus pour les affections cancéreuses prises en masse et ceux qui s'appliquent aux diverses localisations. Une courte esquisse sur le cancer chez les animaux m'a paru nécessaire, à cause de l'importance toujours croissante que prend, à nos yeux, la pathologie comparée, source féconde en applications de véritable pfrysiologie pathologique.

Le diagnostic différentiel entre le cancer et les maladies avec lesquelles on pourrait le confondre est exposé avec détail; toutefois j'ai dû me borner à des remarques tout à fait sommaires , parce que dans le courant de ce livre , dans chaque chapitre spécial , le diagnostic , aussi bien clinique qu'anatomique , a particulièrement fixé mon attention. Il n'y a pas beaucoup à dire sur le pronostic qui , pour le cancer, est généralement fâcheux , et ne varie que par rapport au temps plus ou moins long au bout duquel arrive la terminaison fatale. Nous verrons, du reste, qu'il en est autrement pour les nombreuses affections confondues jusqu'à ce jour avec le cancer.

Dans le quatrième chapitre, je m'occupe du traitement. Dans les généralités, aussi bien que dans la partie spéciale, j'insiste sur la grande importance d'une bonne hygiène. A coup sûr, une

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