‹ Traitâe âelâementaire de physiqueChapitre 45 sur 255 · i)r Javal, Des Maladies de Vœil · texte numérisé non relu

i)r Javal, Des Maladies de Vœil

570. Achromatopsîe ou Daltonisme. — On nomme achromatopsie une affection singulière qui nous rend incapables de juger des couleurs, ou du moins de certaines couleurs. Chez quelques personnes, en effet, l'insensibilité est complète, tandis que d'autres apprécient quelques couleurs. Les personnes atteintes de cette affection distinguent très bien les contours des corps, les parties claires ou dans l'ombre, mais elles n'en distinguent pas les teintes.

On désigne aussi l'achromatopsie sous le nom de daltonisme, parce que Dalton, qui a décrit avec soin cette infirmité, en était atteint.

571. Ophthalmoscope. — UOphthalmôscope* est un instrument destiné à examiner l'œil.

1° Description. — Il se compose : 1° d'un réflecteur sphérique concave M, de verre ou de métal (fig. 624 et 625), d'une distance focale de 20 à 25 centimè-

Fig. 624.

très, et percé à son centre d'un trou do 2 millimètres de diamètre; 2° d'une lentillo convergente achromatique o, qu'on maintient devant l'œil qu'on vent explorer; 7>° de plusieurs lentilles, les unes divergentes, les autres convergentes.

Fig. 025.

qu'on fixe par une pince derrière le miroir, afin de corriger au besoin la vue de l'observateur, s'il est myope ou presbyte. Le réflecteur M est percé d'un trou à son centre quand il est métallique; mais s'il est de verre, on enlève seulement à la partie centrale la couche de tain qui recouvre la face postérieure.

1. L'ophthalmoscope, inventé par M. Helmholtz, est décrit en détail dans son Optique physiologique : nous renvoyons à ce beau livre pour tout ce qui concerne la vision.

DOUBLE REFRACTION.

2" Usaye. — Pour se servir de l'oplithalmoscope, on place le sujet dans une chambre obscure, et l'on met à côté de lui une lampe dont le pied porte un écran E, destiné à arrêter la lumière du côté de la tète du sujet et à la maintenir dans l'obscurité.

L'observateur, tenant alors d'une main le réflecteur M, le dirige de manière à concentrer vers l'œil B du sujet la lumière envoyée par la lampe, tandis que de l'autre main il maintient devant l'œil la lentille o. Par ce dispositif, le fond de l'œil se trouvant fortement éclairé, on en distingue très bien les lésions.

La figure 625 indique une expérience faite dans le cas d'un œil myope. Soit d'abord le cas où la lentille o n'est pas maintenue devant l'œil B : les rayons qui éclairent le fond de l'œil étant renvoyés vers le cristallin c, le traversent en se réfractant comme dans une lentille et vont former en a'b' une image aérienne, réelle et renversée de la partie ab du fond de l'œil. C'est cette image que l'observateur voit par le trou du miroir. Si l'on interpose la lentille o, les rayons se réfractant de nouveau en la traversant, l'image va se former en a"b", plus près de l'œil malade et par suite, plus étendue et plus facile à observer.

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