ÉBULLITION
Appareil. — Il se compose d'un ballon de verre posé sur un trépied, et qu'on peut chauffer à l'aide d'une lampe à alcool {t\g. lof). Un tube met ce ballon en communication avec un serpentin placé dans un vase de cuivre plein d'eau froide, au-dessous duquel est une éprouvette qui reçoit le produit delà distillation. Sur l'éprouvette sont tracées trois divisions : l'une, a, est destinée à marquer le
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volume de vin qu'on doit distiller; les deux autres, marquées f et £, servent à évaluer le volume du liquide résultant de la distillation.
Opération. — On commence par remplir l'éprouvette jusqu'en a du vin à essayer; puis, ayant versé le contenu dans le ballon, on met celui-ci en communication avec le serpentin et l'on chauffe alors avec la lampe : le vin entre en ébullition, et la distillation s'opère. On la prolonge, pour les vins ordinaires, jusqu'à ce que le liquide distillé s'élève dans l'éprouvette à la division |, et à la division f pour les vins très alcooliques; on peut admettre alors que tout l'alcool du vin est passé dans l'éprouvette. Enfin, on achève de remplir l'éprouvette d'eau distillée jusqu'en a, ce qui donne un liquide de même volume que celui du vin sur lequel on a expérimenté et également riche en alcool, main débarrassé de toute substance étrangère. Il ne reste donc qu'à évaluer le degré de ce liquide avec l'alcoomètre de Gay-Lussac (179). A cet effet, l'appareil de Salleron est accompagné d'un alcoomètre centésimal, d'un thermomètre et d'une table de correction.
Remarque. — Thermomètre alcoométrique. — On construit aussi des thermomètres alcoométriques , destinés à faire connaître la richesse des vins en alcool d'après leurs températures d'ébullition. Au sommet de la tige du thermomètre est le degré 100, qui marque la température d'ébullition de l'eau ; les degrés inscrits au-dessous marquent les centièmes d'alcool pur contenu dans le liquide soumis à l'expérience.
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