‹ Traitâe clinique des maladies du cœur (volume 2)Chapitre 9 sur 142 · DE LA. SECONDE EDITION. XV · texte numérisé non relu

DE LA. SECONDE EDITION. XV

d'exactitude n'était pas le plus facile à imprimer à la médecine.

Qu'il me soit , à ce propos, permis de signaler encore un élément d'exactitude médicale d'une importance pratique vraiment majeure. Une seule et même maladie étant donnée, les cas individuels qui s'y rapportent offrent d'importantes différences qui , en saine pratique , S'a traduisent par des modifications nécessaires dans la formule du traitement convenable à cette ma.ladie considérée d'une manière abstraite ou générale. Donc , une pratique vraiment éclairée suppose, la connaissance préliminaire des différences dont il s'agit, une catégorisation des cas individuels. Laissant pour le moment de côté les considérations secondaires qui se rattachent à cette catégorisation, à cett'5 distinction essentielle, j'insisterai seulement ici sur le plus ou moins de gravité des cas , selon l'étendue, l'intensité de la maladie principale, et selon le nombre et l'importance des maladies dont elle peut être accompagnée ou compliquée. Or, sous ce point de vue, nousavons établi trois grandes catégories, dont chaque jour, aulitdes malades, nous faisons ressortir la réalité, savoir: la catégorie des cas légers , celle des cas graves y et celle des cas de moyenne gravité, triple catégorie d'après laquelle nous formulons nos moyens thérapeutiques. Au lit des malades, nous montrons, avec la dernière évidence, la nécessité de cette distinction, si l'on veut s'entendre sur la mortalité d'une seule et même maladie, traitée d'après telle ou telle méthode,

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et il nous est facile de faire comprendre combien il importe de ne pas appliquer à la catégorie des cas graves, la formule appropriée aux cas légers, et réciproquement.

Cette distinction fondamentale suppose, il est vrai, une grande certitude de diagnostic. Or, affirmer que la clinique est aujourd'hui parvenue à ce degré de certitude diagnostique et thérapeutique, est qiielque chose dont on ne contestera pas la nouveauté,- quand on saura que parmi les princes de la pratique' -, il en est qui, de la meilleure foi du monde, disent à qui veut l'entendre : quï/ serait à désirer que le diagn osticfût supprimé de la pratique comme étant chose M plus souvent impossible ; que la distinction des cas en graves , légers et moyens , est également impossible ; qi ie la mortalité est partout la même, quelles que soient*- les différentes méthodes de traitement , et qu'en son^me depuis la nosograpkie de Pinel , la médecine n'apo int fait de notables progrès. Que répondre , en bonite logique, à ces praticiens , d'ailleurs très respectables ♦ lesquels regardent comme impossible une chose qui , tous les jours depuis huit ans, se passe en présence d'un très grand nombre de témoins, et, si j'osais le dire , avec une authenticité qui ne le cède pas à celle du soleil ? L'évidence est Comme la lumière du jour : elle ne se discute pas. Tant pis pour ceux qui ne la voient pas !

V. L'un des plus glorieux précurseurs de la médecine exacte, dont il avait annoncé le prochain avènement,

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