Mieux. — Couenne mince sur le caillot de la saignée
17. Oppression de plus en plus grande; face bouffie et violacée, — ' Mort à 8 heures du matin.
Hîttvptk mdm-ériqm t aô Luïurea aprèu la moft«
Adhérences générales anciennes des deux poumons qui sont engoués ou hépatisés en rouge dans la plus grande partie de leur moitié postérieure.
adhérences générales anciennes du péricarde avec le cœur, qui est fort volumineux , et dont F oreillette droite est distendue par une grande quantité de sang.
\ alvules sigmoides de l'artère pulmonaire saines; — épaississement fibreux du bord libre de la valvule tricuspide, avec rétrécissement médiocre de l'orifice auriculoventriculaire droit. — Epaississement fibro-cartilagineux et insuffisance des valvules aortiques. — Epaississement fibrocartilagineux et même crétacé de la valvule mitrale, dont les deux lames adossées et à peine mobiles circonscrivent un orifice rétréci. — Couleur opaline ou blanchâtre de l'endocarde autour de la valvule mitrale.
Aorte saine.
Épanchement séreux de médiocre abondance dansla cavité du péritoine.
Homme de 29 ans. — Fluxion de poitrine. — Cinq semaines plus tard, enléro-mésenlérite typhoïJe; pendant la convalescence de cette dernière maladie, nouvelle inflammal'on de poitrine. — Mort. — Péricarde adhérent au cœur dan* sa presque totalité par des adhérences celluleuses assez bien organisées, avec granulations et plaques tuberculeuses. — Rougeur et epaississement de la valvule bicuspide. — Adhérences cellulo-fibreuses et anciennes du poumon gauche, lequel est parsemé de granulations tuberculeuses, et de plus hépatisé en rouge et en gris; granulations moins nombreuses dans le poumon droit qui est splènisé.
Flœch (Nicolas), âgé de 29 ans, d'un tempérament lymphatique, cheveux roux, fut admis à la clinique le ier juin 1840. Il n'était alors malade que depuis quatre jours; mais cinq semaines auparavant, il était entré à la Pitié pour une maladie caractérisée par un point de côté gauche , de la toux, des crachats mêlés de sang, de l'oppression et de la fièvre. Il fut, dit-il , saigné deux fois, et on
SF.C01V.DE CATÉG. D'OBSERVATIONS DE PERICARDITE. 4^9
lui appliqua des sangsues à l'anus ; au bout de 18 jours, il sortit. Mais trois jours après il fut obligé, en raison de la persistance ou du moins du retour de la douleur de côté, de rentrer à l'hôpital. Il fut placé à Y hôpital annexe , où il fut purgé; au bout de huit jours (95 mai), il sortit soulagé, trop faible toutefois pour pouvoir reprendre ses occupations.
Bientôt se manifestèrent les symptômes d'une fièvre typhoïde. Ils existaient depuis une huitaine de jours, et surtout depuis quatre, lorsque le malade fut admis à la clinique.
Je laisserai de côté tout ce qui se rapporte à celte maladie dans les notes détaillées d'après lesquelles je rédige cette observation; je dirai seulement qu'ayant examiné le cœur, nous ne trouvâmes rien autre chose à noter sinon que les bruits de cet organe étaient un peu sourds. — Il existait du rhunchus grave à la partie postérieure de la poitrine ; le murmure respiratoire était un peu moins ample à gauche qu'à droite; la résonnance était partout passable.
Après avoir été soumis au traitement que nous avons formulé pour làjîèvre entéro-mé sente ri que , le malade entrait en convalescence dès le 7e jour après son arrivée (7 juin). La convalescence marcha bien jusque vers les 25 et 2O juin, mais alors la poitrine se prit, la fièvre reparut, et comme le malade était trop épuisé pour qu'il nous fût possible de recourir h un traitement suffisamment énergique , nous eûmes la douleur de le perdre, le 29 juin. [Le 26 juin, vent, scarij . poitr. 2 palett.; le 27, un vésicat. -volant côté gauche ; le 28 au soir, une saig. 5 palett.; le 29, 2 nouu. vésicat. sur le thorax.)
Le jour même de la mort, nous explorâmes encore le cœur en même temps que les poumons, et nous notâmes seulement que les bruits étaient un peu sourds, sans souffle. — La respiration était brusque, bruyante, et des deux côtés il existait de la crépitation (celle-ci s'entendait très bien à la
partie externe du côté gauche dans le voisinage du cœur); ce jour-là, non plus que les précédents, les crachats ne furent point rouilles : ils étaient hlancs, muqueux; la gêne de la respiration était très prononcée.
Autopsie cadavérique , 58 heures après la mort :
i° Org. circul. et respirât. — Le péricarde adhère au cœur dans sa presque totalité par des liens celluleux assez bien organisés. Sa surface interne est criblée de granulations, et on y remarque en outre quelques plaques assez larges, molles , de consistance de fromage, comme tuberculeuses.— La valvule bicuspide, sensiblement épaissie, offre une rougeur lie de vin qui ne nous a pas paru posthume (rien n'annonce une imbibition cadavérique). — Valvules aortiques saines, sans rougeur notable; quelques taches d'un blanc jaunâtre à l'origine de l'aorte.
Le poumon gauche, adhérent par des brides anciennes et résistantes, est pesant, non crépitant, splénisé ou hépatisé dans sa presque totalité ; au sommet, l'hépalisation est grise. Il est semé d'innombrables granulations tuberculeuses, moins multipliées et moins développées en arrière qu'en avant. — Le poumon droit n'est que splénisé ; il offre aussi des granulations, mais moins confluentes que celles du gauche.
2° Org. digest. — Quelques granulations tuberculeuses sur le péritoine , comme sur le péricarde et dans les poumons. L'examen le plus attentif ne nous a fait découvrir aucune lésion notable actuelle des plaques de Peyer ou des glandes de Brunner (la guérison avait donc été bien complète). On rencontrait seulement dans l'estomac, et çà et là dans l'intestin grêle , des rougeurs pointillées , peu étendues. Vers la partie inférieure de l'iléon et dans les deux premiers pieds (environ 72 centim.) du gros intestin , la membrane muqueuse offrait une rougeur vive .comme érysipélateuse.
5° Cent. nen>. — Injection des méninges et des plexus choroïdes. — Cerveau d'une bonne consistance.