‹ Traitâe clinique des maladies du cœur (volume 2)Chapitre 17 sur 142 · XXVI PREFACE · texte numérisé non relu

XXVI PREFACE

ils reçoivent le tribut de nouvelles eaux, la science , humble à son origine, qui se perd dans la nuit des temps, se développe, s'élargit , et prend un aspect majestueux en traversant les siècles, dont chacun lui fournit son contingent de faits et de théories (1).

Ce n'est pas dans les époques médicales antérieures à cette ère fameuse dite de la renaissance des lettres en Europe, qu'il faut aller chercher l'origine de connaissances précises sur les maladies du cœur. Vésale, Nicolas Massa, Charles Etienne, Baillou, Lancisi, Valsai va et Albertini ébauchèrent en quelque sorte l'histoire des maladies du cœur et des gros vaisseaux. Lancisi est un des premiers observateurs qui aient signalé l'influence de ces maladies sur le développement de l'asthme et de quelques autres phénomènes morbides (2).

Digne héritier de Valsalva son maître, Morgagni, l'un des pères del'anatomie pathologique, consacra les 17" et 186 lettres de son immortel ouvrage à l'étude des di-

(1) C'est une chose vraiment bien déplorable que de rencontrer encore aujourd'hui des hommes qui affectent un dédain superbe pour les théories et les systèmes en médecine , comme si la médecine pouvait exister à l'état de véritable science, sans que les faits individuels dont elle est la collection aient été expliqués , théorisés, généralisés , systématisés !

(2) « Occultae multorum malorum causse sunt investigandae quae ipsis cor- » dis vasis dilatatis vel obstructis, repositae sunt. Nonnulla suiïocativa » asthmata , pecloris hydropisis unoex foole pendent, inxqualibus videlicet » vasis cordis. > (Lancisi , De motu cordis , etc. )

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