I. Force des battements du cœur
Ainsi que nous l'avons dit ailleurs (pag. 106-107), la force des battements du cœur a pour mesure la force du choc de cet organe contre les parois de la poitrine ; et comme nous l'avons dit aussi , pour apprécier la force de ce choc ou de cette impulsion , les moyens que nous possédons sont Yihspection et l'application immédiate ou médiate soit de la main , soit de l'oreille , sur la région correspondante aux battements du cœur (1 ).
(I) Laënnec veut qu'on apprécie le choc , ou la percuss:on du cœur contre la poitrine, par le soulèvement imprimé à l'oreille appuyée sur le stéthoscope, et non par l'application de la main. Il est très certain que le procédé recommandé par Laënnec permet déjuger avec facilité de la force de percussion réelle du cœur ; mais , et à cet égard, j'en appelle à l'expérience la plus journalière, c'est à tort que Laënnec déclare formellement que l'application de la main serait un moyen très infidèle pour cette évaluation, et que le cylindre rend sensible le soulèvement produit par les battements du cœur, dans le cas même où la main appliquée à la région du cœur ne sent absolument rien. Ici, comme dans quelques autres circonstances, Laënnec s'est, d'ailleurs, exagéré l'importance du cylindre; car, dans l'immense majorité des cas , l'application immédiate de l'oreille est préférable à son application médiate pour l'appréciation du choc «n cœur.