CLASSIFICATION DES MALADIES DU COEUR. 3 1 Q
dans le genre intermédiaire à la première et à la seconde classe (2).
Ainsi , les excroissances et les fongosilés des valvules sont placées à cô'té des ulcérations simples du cœur dans la troisième classe, tandis que l'état cartilagineux ou osseux avec lequel quelques excroissances et quelques végétations ont tant de rapports, sous le point de vue de leur origine, est plscé dans la quatrième classe. Ainsi, dans la seconde classe, à côté des 'blessures du cœur, on rencontre les adhérences de cet organe avec le péricarde, sa polysarcie adipeuse (polysarcia adiposa cordis), les polypes , les hydatides et les vers , le pneumo-carde et le pneu mo- péricarde , etc. , etc.
Dans l'ouvrage qu'il a récemment publié, M. le docteur lîope traite successivement, i° des affections inflammatoires; 20 des affections organiques; 3° des affections nerveuses ; 4° des affections diverses (il appelle ainsi celles qui ne peuvent pas se ranger dans les classes précédentes). Il avoue qu'il est loin d'être satisfait de sa classification. Les affcctiôhs inflammatoires et les lésions organiques ne sont pas , à son avis, si intimement liées qu'on ne puisse les séparer sans détruire l'ensemble du sujet. (Introduction.)
Il est incontestable que beaucoup de lésions dites organiques peuvent et doivent être séparées de l'inflammation ; mais il n'est pas moins certain que parmi les lésions de Ce
(2) M. Schïna place dans sa première classe l'inflammation aiguë sans traces apparentes de lésion matérielle {Infiammazione acula, iuperala , senza reliquia di apparente lezione maieriale); dans sa troisième classe, il admet l'inflammation aiguë, subaiguë ou lenie, suivie de lésions matérielles de qualité dynamique (infiammazione acula, subacula 0 lenla , seguila da lesioni muleriali di qualità dinamica)- enfin, dans le genre intermédiaire aux deux premières Classes, M. Schina rangé l'inflammation aiguë, subaiguë ou lente, Suivie de lésions matérielles de quantité dynamique (i)ijiummazione ucuta, subacula, 0 lenla seguila da tesioni maleriali di quaniilà dinamica). Une telle distinction n'est, il faut l'avouer, rien moins que satisfaisante pour un esprit ami de la clarté.
nom, il en est qui se rattachent à l'inflammation par des liens indissolubles ; et M. Uope reconnaît lui-même cette vérité, quand il rallie a la péricardite les adhérences du péricarde au cœur, etc. Mais si cet auteur a faitpreuve d'une saine doctrine en rapportant à l'inflammation les adhérences celluleuses ou fibreuses, les plaques laiteuses, les productions fibro-cariilagineuses qui se rencontrent à l'extérieur du cœur, ou dans le péricarde , chez certains sujets, il est tombé dans une contradiction manifeste en considérant les mêmes lésions organiques comme essentiellement indépendantes d'une inflammation , quand elles occupent la membrane interne du cœur ou Y endocarde, qui constitue un vrai péricarde interne. D'après une telle méthode , il suffirait de retourner en quelque sorte le cœur pour voir M. Hope placer les lésions organiques de X endocarde parmi les conséquences de 1 inflammation , et ranger, au contraire, parmi les lésions organiques spéciales ou non consécutives à une inflammation, les suites de la péricardite, telles que les adhérences, certaines végétations, etc.
Enfin, si ce n'est pas d'une manière tout-à-fait arbitraire que M. Hope place l'hypertrophie dans les lésions organiques et n'y range pas l'inflammation, nous aurions su quelque gré à notre confrère de nous exposer les motifs de son système nosologique , et de bien nous définir ce qu'il entend par lésions organiques.
La classification que j'ai cru devoir adopter dans cet ouvrage repose entièrement sur les principes que nous avons développés en traitant de la nature des maladies du cœur. Je ne la donne que pour ce qu'elle vaut , et je serai toujours prêt à la sacrifier à une meilleure. Cette classification n'étant au fond que la représentation même de la théorie ou delà doctrine que je me suis formée sur la nature des maladies du cœur, elle tombera sous les mêmes coups qui renverseront celte doctrine. Mais si cette doctrine et la classification qui en dérive sont, en effet, menacées d'une chute pro-