OBSERV. D'EN DUC. TERMINÉE PAR LA GLÉUISON
gauche: rnatité, souffle bronchique, égophonie des plus belles, absence de vibration des parois pectorales pendant que le malade parle. {Fentôus. scarif. sur le coté 2 palett.; vésicat.; chicnd. nit.; digit. sur le vésicat. — Bouill. et lait.)
Sous l'influence de ces moyens, l'épanchement diminue et la respiration perd de sa fréquence (28 inspirations). — Le bruit de soufflet du cœur persiste toujours , le pouls descend de 112a 0,6.
La mère de ce jeune homme arrive à Paris et n'attend que le moment où il pourra supporter le voyage pour le ramener dans son pays (Arras). Il quitte l'hôpital , le i«r novembre, dans l'état suivant :
Bon appétit, sommeil tranquille ; le malade ne se plaint de rien. La respiration est à 20-24 par minute. L'égophonie a complètement disparu. La résonnance et le murmure vésiculaire sont revenus partout, si ce n'est dans le tiers inférieur du côté gauche.
Bien que le malade affirme ne pas les sentir, les battements de son cœur sont très forts dans une étendue égale à celle de la paume de la main, et toujours accompagnés d'un bruit de soufflet tellement prononcé, qu'on l'entend en tenant l'oreille à quelque distance de la région précordiale. On entend aussi le bruit dont il s'agit en appliquant l'oreille à la partie postérieure de la poitrine. En appliquant la main sur la région précordiale, on sent un frémissement, une sorte de bouillonnement, semblable à celui d'un liquide qui passerait par une ouverture trop étroite.
Réflexions. — Chez ce jeune malade, on ne saurait attribuer le bruit de soufflet et la force et l'étendue des battements du cœur, survenus pendant le cours d'une affection aiguë de cet organe, à autre chose qu'à une endocardite, occupant spécialement les valvules. Il est à craindre que la lésion de ces dernières ne fasse de nouveaux progrès et que plus tard le sujet ne soit atteint de ce que les auteurs ont
désigné vaguement jusqu'ici sous le nom de maladie organique, ou (V anéviisme du cœur, Je pense que si nous eussions insislé sur les émissions sanguines, le i5, 5e jour après l'entrée, sans préjudice de celle du 16, nous aurions été plus heureux dans le traitement de ce jeune malade. Mais il nous a fallu quelques cas de ce genre pour nous enhardir suffisamment dans l'emploi de notre formule.
Femme de 28 ans. — Rhumatisme articulaire aigu, compliqué d'endocardite ou de rhumatisme de l'enveloppe interne du cœur (bruit de soufflet du cœur, battements violents de cet organe). — Emissions sanguines selon la nouvelle formule, mais appliquée avec trop peu d'énergie. — Guérison un peu lente. — Nouvelle attaque de rhumatisme, avec nouveaux accidents du côté du cœur, suivis de lésion organique des valvules, etc.
Lefebvre (Marie), âgée de 28 ans, couturière, d'une constitution délicate, nerveuse , ayant la peau fine , les cheveux châtains, habitait Paris depuis quatre ans, lorsqu'elle fut admise à la Clinique, le 24 août i833 (n° 8, salle Sainte-Madeleine). Avant son arrivée à Paris, elle se livrait aux travaux de la campagne qui la fatiguaient beaucoup. Il y a trois ans environ qu'elle est accouchée. Sa grossesse a été laborieuse, et pendant sa durée , il est survenu de temps en temps des palpitations. Depuis l'accouchement, cette jeune femme, mal réglée, ne jouit pas d'une bonne santé. Quelque temps après ses couches , elle fut admise à l'Hôtel- Dieu, pour des douleurs rhumatismales, siégeant dans diverses articulations.
Il y a trois mois , elle fut reçue à l'hôpital Necker, pour une maladie de poitrine qu'elle désigne sous le nom de rhume. Elle y fut saignée du bras et on lui appliqua des sangsues. Elle était de nouveau malade depuis onze jours, lorsque je l'examinai le lendemain de son entrée à la Clinique (26 août).
Des douleurs existaient dans la plupart des articulations
OBSERY. iVeNDOÇ. TERMINE PAR I.A. GUÉUISO^Y. ^1Q
des membres supérieurs et inférieurs, dont quelques unes avaient été gonflées avant l'entrée à l'hôpital. Comme à l'époque où elle fut traitée, à l'Hôtel-Dieu, pour de semblables douleurs , elle éprouvait de l'oppression et un sentiment de gène dans la région précordiale. (La malade a pris chez elle un grain d'émétique dans du bouillon de veau. Elle a vomi, mais n'a point été soulagée.)
Prescription du 25. Une saignée de 5 palett. ; solut. de sir. de gomme ; diète ; kw. énioll.
26. Les douleurs des membres inférieurs ont diminué, mais celles des membres supérieurs sont plus vives. Le poignet droit est un peu enflé , la peau qui le recouvre est tendue , luisante ; le moindre contact arrache des cris à la malade.
Pouls développé, de 108 à 1 12 par minute.
Les battements du cœur sont très forts est très étendus, tumultueux. Le bruit qui les accompagne est confus et mêlé de souffle ou de râpement ; il existe un léger frémissement cataire dans la région précordiale.
La coïncidence de ces derniers symptômes avec un rhumatisme articulaire nous porte à soupçonner une inflammation de la membrane interne du cœur et des valvules. [Une saignée de "h palettes ; 12 sangs, etcatapl. sur la règ. préc. ; inf. de viol, édulc. avec le sirop de gomme • diète.)
Le caillot de celte seconde saignée n'est pas relevé sur ses bords, en forme de champignon, comme celui de la première , et la couenne est moins épaisse.
27. Les douleurs sont un peu moins vives; le pouls est à 1 16-120 ; les battements du cœur sont toujours très forts, et ils sont accompagnés d'un bruit de râpe assez distinct ; la chaleur de la peau est forte ; la malade se sent très faible. (12 sangs, sur la région précordiale.)
28. Les douleurs sont encore très fortes; dyspnée, toux, douleur dans le côté gauche. Le murmure respiratoire est faible , ce qui tient au peu d'étendue des mouvements res-
piratoîres. — Langue rouge, parsemée de quelques plaques caséiformes. — Visage abattu, affaissé, exprimant la souffrance. — Même état du cœur. [Une saignée de 2 palettes ; pot. gomm.)
29. Bruit de râpe très prononcé; 104 à 108 puisât.; peau chaude, tendue, luisante, autour des articulations douloureuses; visage un peu moins affaissé; la rougeur de la langue est moindre, les pîaquescaséiformcsse détachent. {Venions, scarij. sur la région précordiale.)
5o. Les épaules sont encore fort douloureuses ; peau moins chaude , pouls à 96-100, conservant delà force; les battements du cœur sont si violents quelamalade leur donne le nom de palpitations ; persistance du bruit de râpe ou de soufflet et léger frémissement cataire.
5i. Peau moins chaude, douleurs moins vives, palpitations encore très fortes. (10 sangs, à la région précordiale.) iei et 2 septembre. Le pouls est descendu à 84 ; l'état général est bon , le rhumatisme articulaire presque entièrement dissipé. Un changement notable s'est opéré dans l'état du cœur. Les battements de cet organe sont moins forts et moins étendus , d'une régularité parfaite ; le frémissement cataire est presque nul et le bruit de râpe beaucoup moins prononcé. [Boirill. et potages.)
5, l\,b, 6 septembre. Les battements du cœur reviennent de plus en plus à leur état normal. Le second bruit est un peu plus âpre que dans l'état ordinaire , mais le bruit de râpe ou de soufflet proprement dit a complètement disparu. La région précordialc ne rend un son mat que dans une étendue égale à celle d'une pièce de six francs. Les battements du cœur repoussent la main avec une certaine dureté, mais dans un espace beaucoup moins considérable que précédemment. [On augmente graduellement L la quantité des aliments.)