LIVRE DEUXIÈME
DE L'AUGMENTATION ET DE LA DIMINUTION DE SECRETION DES TISSUS SÉREUX ET CELLULAIRE DU COEUR.
CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES
Dans le livre précédent nous avons exposé les lésions que l'état morbide , désigné sous le nom d'inflammation, déterminait et dans la quantité et dans la qualité des liquides sécrétés par divers tissus du cœur. Il s'agit maintenant d'étudier la simple augmentation ou diminution d'activité de la sécrétion normale dont ces tissus sont les agents.
Avouons d'abord que la diminution de la sécrétion dont il s'agit n'a point jusqu'ici occupé l'attention des observateurs, et que, pour notre part, nous en parlons plutôt comme d'un état morbide possible que comme d'un état morbide sur lequel nous ayons recueilli des observations précises. Nous n'avons même absolument rien à dire sur ce sujet , sinon que dans ies inflammations commençantes des membranes séreuses, il est assez généralement admis que la sécrétion purulente ou pseudo-membraneuse est ordinairement précédée d'une sorte de sécheresse de ces membranes, et partant d'une diminution ou même d'une suppression complète de leur sécrétion normale.
Quant à la supersécrétion pure et simple (1) des tissus séreux et cellulaire du cœur, elle constitue une sorte d'état intermédiaire entre l'état normal et l'état inflammatoire. Nous avons exposé ailleurs l'idée que nous nous formions de l'augmentation de sécrétion des membranes séreuses et du tissu cellulaire en général (2). Ce n'est pas ici le lieu
(1) Hypercrinie de M. le professeur Andral.
(2) Voy. l'art. Hijdropisies du Dictionnaire demédecineel de chirurgie pratiques. Paris, 1833, t. X, pag. 174.