‹ Traitâe clinique des maladies du cœurChapitre 67 sur 125 · LIVRE TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME

DE L'AUGMENTATION ET DE LA DIMINUTION d'aESORPTION DES TISSUS SÉREUX ET CELLULAIRE DU COEUR.

CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES

Nous avons vu, au commencement du livre Ile, que Ja diminution de sécrétion des tissus séreux et cellulaire du cœur constituait un état morbide sur lequel on ne possédait encore que fort peu de données positives. Il n'en est pas de même delà diminution du pouvoir absorbant de ces mêmes tissus. Des faits très nombreux démontrent, en effet, la réalité de cet état morbide. Mais on peut appliquer à l'augmentation d'absorption des tissus séreux et cellulaire du cœur ce que nous avons dit de la diminution de la sécrétion de ces mêmes tissus, savoir, que c'est un état morbide jusqu'ici peu étudié. Néanmoins, on aurait tort de révoquer en doute , je ne dis pas seulement sa possibilité, mais son existence; car, dans les cas fort communs où l'on voit disparaître des épancbements séreux ou autres, il est de toute évidence que cela n'a lieu qu'à la faveur d'une augmentation dans le travail normal de l'absorption. 11 est vrai que, dans les cas dont il s'agit, l'augmentation de l'acte de l'absorption mérite moins d'être considéré comme un état morbide que comme une sorte d'opération médicatrice . Notre intention n'est pas, au reste, de disputer ici sur le nom qui convient à l'acte que nous signalons, mais bien d'en prouver la réalité.

Nous ne consacrerons point un chapitre particulier à l'étude de l'augmentation d'absorption des tissus séreux et cellulaire du cœur. Content d'avoir signalé ici ce phénomène , nous allons entrer en matière par l'histoire de l'hyii. 3o

dropéricarde passif, a laquelle nous joindrons celle de l'œdème passif du tissu cellulaire du cœur.

On trouve quelquefois dans le péricarde un liquide séreux ou aqueux qui, au lieu de provenir d'une augmentation de la sécrétion ou d'une diminution de l'absorption de celte membrane séreuse, s'y es,t introduit à la faveur de la rupture d'un kyste séreux ou hydatique dans sa cavité. D'autres fois, on rencontre dans celte même cavité une certaine quantité de sang ou de gaz (1). Nous avons cru convenable de parler de ces diverses affections, à la suite des épancliemenls dans le péricarde produits par un défaut d'équilibre £nlre la sécrétion et l'absôr'ption qui s'exercent à la surface de cette membrane séreuse.

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