CELLULAIRE DU COEUR
§ I. Caractères anatomiques.
L'hy dropéricarde passif ne différant point sensiblement de l'bydropéricarde actif * sous le point de vue des caractères anatomiques, nous n'ajouterons rien ici à ce que nous avons dit plus baut de ces derniers.
Quant aux caractères anatomiques de l'œdème du cœur, les voici : le tissu cellulo*graisseux qui enveloppe cet organe se présente sous forme d'une masse tremblotante, gélali-
(1) Un abcès enkysté ou non enkysté , développé dans le tissu cellulaire qui avoisine le péricarde ; un épanchement pleurélique circonscrit, un abcès du poumon, pourraient aussi s'ouvrir dans lé péricarde, et donner lieu à une collection purulente, dont une péricardite n'aurait pas été la source. On a écrit dans plusieurs ouvrages , par exemple, que te Gis de J.-L. Petit avait succombé à un abcès du médiaslin qui s'était fait jour dans le péricarde. Mais ce n'est pas moi qui me constituerai le garant de l'exactitude de ce fait, recueilli à uncêpoqtiè où l'art de re'cuéillir les observations médicales était entore à sou enfance.
DE l'hYDROPERICARDE. 4^7
niforme, et la pression en fait sortir un liquide séreux, transparent, tantôt incolore, tantôt légèrement coloré en jaune ou en jaune verdàtre. Ainsi pénétré, infiltré, et comme imbibé de sérosité, le tissu cellulaire offre une teinte opaline ou dJufi blanc mat , comme il arrive quand on le fait macérer dans l'eau pendant un certain temps;
§ II. Diagnostic.
Les signes physiques de l'hydropéricarde passif sont essentiellement les mêmes que ceux de l'hydropéricarde actif (voy. pag. 4^6 et suiv. ). C'est surtout par la considération des causes différentes sous l'influence desquelles ils se développent l'un et l'autre, que l'on peut parvenir à les distinguer entre eux.
Il n'est aucun signe qui puisse nous faire reconnaître positivement l'œdème passif du cœur. On peut tout au
plus en soupçonner 1 existence chez les individus atteints d'une hydropisie générale passive.
% III. Causes.
La double hydropisie qui fait le sujet de ce chapitre reconnaît les mêmes causes que toutes les autres, hydropisies passives en général , savoir ies nombreux obstacles au cours du sang, qu'ils soient purement .mécaniques et physiques, ou qu'ils soient, comme on le dit, vitaux.
L'oblitération des 'veines cardiaques serait, sans doute, une caôse d'hy drôpèricar de passif et d' iïdème passif d'à cœur", mais je ne sache pas qu'elle ait encore été constatée. J ai souvent rencontré chez les individus atteints de cette double hydropisie, une dilatation considérable,; une sorte d'état variqueux des principaux rameaux et du tronc des veines coronaires, ce qui était un indice de la difficulté avec laquelle ces veines se dégorgeaient dans l'oreillette droite.
§ IV. Traitement.
L'hydropéricarde />a.y.«/ réclame les mêmes moyens que
toutes les hvdropisies/?fl.y.ww en général, tels que les diurétiques, les purgatifs, lcssudorifiques, etc. Tous ces moyens, en dégorgeant, chacun à leur manière, le système sanguin, favorisent la résorption de l'épanchement. Mais ce n'est pas assez que de combattre l'épanchement lui-même , il faut attaquer la c/xuse sous l'influence de laquelle il s'est opéré. Si l'on ne parvient pas à faire disparaître celle ci , l'épanchement ne manquera pas de se reproduire. Malheureusement , dans la plupart des cas, la lésion organique h laquelle se rattache l'hydropisie qui nous occupe est au-dessus de toutes nos ressources.