‹ Traitâe clinique des maladies du cœurChapitre 72 sur 125 · BEAUCOUP PLUS ÉPAISSES ET BIEN PLUS FORTES QU'ELLES NE LE · texte numérisé non relu

BEAUCOUP PLUS ÉPAISSES ET BIEN PLUS FORTES QU'ELLES NE LE

» sont ordinairement, et déjà , ajoute Côrvisart , cette force du » ventricule gauche non dilaté explique comment la crosse de » l'aorte t qui recevait la vive projection du sang par ce ventri- »cule, trop fort pour céder, a dû subir une dilatation à laquelle » le cœur se refusait. » (Op. cit. , pag. 535. )'

Le lecteur trouvera drins lé cours de ce chapitré le résultat des recherches qui nous sont propres sur les causes , les signes et les effets de l'hypertrophie du cœur, soit qu'elle existe sans dilatation ni rétrécissement des cavités de cet organe, soit qu'elle co-etfiste , slu contraire, avec l'un ou l'autre de ces deux états morbides. Nous ajouterons seulement ici t[tid , dans la plupart des organes creux autres que le cœur, nous avons observé (et d'autres otit fait la- même observation ) îès trois formes d'hypertrophie admises polir le cœUi' parBertin.

SECTION PREMIÈRE

OBSERVATIONS PARTICULIERES SUR l'hyPERTROPHIE DU TISSU MUSCULAIRE DU COEUR.

L'hypertrophie du tissu musculaire du cœur se rencontrant bien moins souvent h l'état simple qu'à l'état de combinaison avec quelque autre maladie de cet organe, il n'est pas étonnant qu'un très grand nombre des observations que nous avons déjà rapportées soient dés exemples de l'affection qui fait l'objet de ce chapitré.

La péricardite et surtout l'endocardite chroniques sont des maladies avec les quelles co-existe presque constamment l'hypertrophie du tissu musculaire du cœur. Et pour que le lecteur ne puisse conserver aucune espèce dé douté à cet égard , il nous suffira de mettre sous ses yeux ûri relevé exact des observations d'endocardite et de péricardite chroniques consignées dans les deux premiers chapitres de là première édition de cet ouvrage.

Les cas bien détaillés de péricardite chronique rapportés

de l'hypertrophie. /179

dans la première édition de ce Traité étaient au nombre de 5. Or, il n'en était aucun dans lequel on n'eût constaté l'existence d'une hypertrophie du tissu musculaire du ccDiir.

Le chiffre des observations également bien détaillées d'endocardite chronique rapportées dans la même édition 8'élèvait à 54. Or, elles nous offraient toutes des exemples incontestables d'hypertrophie du tissu musculaire du cœur.

D'où il suit , en définitive , que , Sur 09 cas bien décrits d'endocardite, de péricardile ou d'endo-péricardite, terminées par épaississement, induration des -tissus diretite* ment affectés, ou par le développement des diverses productions décrites ailleurs, il n'en est pas un seul où l'on n'ait trouvé un état d'hypertrophie du tissu musculaire du cœur.

Nous recommandons à toute l'attention du lecteur ce remarquable résultat, ce rapport important, cette loi sur laquelle nous reviendrons en traçant l'histoire générale de l'hypertrophie du tissu musculaire du cœur, et que tendront à confirmer les observations qui vont suivre.

Ayant déjà rapportéplus de cinquante cas d'hypertrophie du cœur (et ces cas nous présentent la maladie sous toutes ses formes principales), nous aurions pu, à la rigueur, nous dispenser d'en consigner ici de nouveaux exemples. Toutefois, comme la matière est d'un grand intérêt,. nous avons cru devoir l'aire précéder l'étude générale de l'hypertrophie musculaire du cœur de vingt-une autres observations particulières que nous avons divisées en deux séries. Dans la première série se trouvent les observations relatives à l'hypertrophie de chacun des deux ventricules ,> et dans la seconde celles d'hypertrophie affectant à la fois plusieurs des cavités ou même toutes les cavités du cœur. J'appellerai celle-ci hypertrophie multiple ou générale, et l'autre hypertrophie partielle.

Je n'ai pets cru nécessaire de consacrer des catégories spéciales d'observations à l'hypertrophie des oreillettes et

/j.So MALADIES DU COEUR EN PARTICULIER.

à celle de la cloison et des colonnes charnues. Il est rare de rencontrer l'hypertrophie de ces parties , sans qu'il existe en même temps une hypertrophie des ventricules. Nous verrons cependant plus loin un cas fort curieux, dans lequel une énorme hypertrophie des colonnes charnues du ventricule droit a paru coïncider avec une atrophie des parois de ce ventricule. J'ai aussi rencontré des cas où les deux grosses colonnes qui s'insèrent à la valvule bicuspide étaient très évidemment hypertrophiées seules, c'est-à-dire en l'absence de toute hypertrophie des autres parties musculaires du cœur.

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