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VII. — TRAITEMENT DÉ L'ANKYLOSTOMIASE

Il faut expulser le ver. C'est souvent long et difficile, toujours pénible, les évacuations devant être successives et très rapprochées.

La plupart des antihelmintbiques sont impuissants.

Il ne faut retenir que Y extrait de fougère mâle et le thymol à hautes doses, suivis de purgatifs drastiques.

Voici la méthode des médecins du Knappschaftverein, en Westphalie :

Lundi.... Entrée des ouvriers au baraquement. Purgatif (jalap, 0^,25; calo-

mel, 0brr,25) (le soir).

Mardi. . . . Extrait éthéré de fougère mâle : 8 grammes dans 20 à 30 grammes de

sirop de séné (le matin).

Mercredi.. Purgation au jalap et calomel (le soir).

Jeudi Fougère mâle (le matin).

Vendredi. Purgation au jalap et calomel (le soir). Samedi. . . Fougère mâle (le matin).

Le malade rentre chez lui pour quatre jours de repos.

C'est donc un traitement de dix jours. On examine les selles trois jours de suite. Dans 80 p. 100 des cas, la guérison est complète. Sinon, l'ouvrier peut travaillera la surface, mais non descendre dans le fond. Trois semaines plus tard, il recommence le traitement.

A Liège, Malvoz et Lambinet font aussi un traitement de six jours en combinant l'extrait de fougère mâle et le chloroforme. C'est moins pénible, mais moins sûr.

L'extrait éthéré de fougère mâle doit être récent ; il est fréquemment de mauvaise qualité. Il ne faut pas purger ensuite avec l'huile de ricin ; celle-ci dissout l'acide filicique (principe actif de l'extrait) et en facilite l'absorption, ce qui peut donner lieu à des accidents (troubles visuels, syncopes, albuminurie passagère).

En Angleterre, en Amérique, on préfère le thymol (4 à 8 grammes). On évitera l'alcool, qui, dissolvant le thymol , entraînerait des accidents (abaissement de température, ralentissement du pouls, collapsus, brûlure d'estomac, urines vert-olive). En somme, l'administration du thymol est délicate.

En Egypte, au Brésil, on emploie une série de tœnifuges inconnus dans nos pays.

Pour savoir si le traitement a agi, il faut rechercher les vers dans les déjections. On fait déféquer le malade dans un vase contenant de l'eau. On malaxe le liquide, et on le jette sur un tamis en toile métallique de 1 à 2 millimètres de diamètre. On fait agir un courant d'eau. Les matières passent, les vers restent sur le tamis. On peut en trouver des centaines.

L'anémie est ensuite justiciable d'un traitement symptomatique.

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