ABUS DES PLAISIRS VIFS. ALCOOLISME. — ABUS
SEXUELS. — Les plaisirs vifs entraînant la privation de sommeil, tels que le théâtre et le café-concert, et, d'autre part, l'alcoolisme et les abus sexuels sont liés entre eux et liés au surmenage, à la fois comme cause et comme effet, dans la vie de l'ouvrier industriel. Que la privation de sommeil, l'alcoolisme et les abus sexuels soient des causes d'affaiblissement des énergies vitales, cela n'a pas besoin d'être démontré; mais on peut considérer aussi, d'un certain point de vue, qu'ils sont, dans bien des cas, les effets du surmenage. Quel autre goût que celui des plaisirs vifs et grossiers peut-on avoir après de longues journées toujours les mêmes, absorbées par un travail fatigant, monotone et inintelligent, coupées par des repos trop courts pour les employer autrement qu'à manger ou à boire ? On boit donc. L'alcool fait oublier la fatigue, éveille la gaîté et provoque le désir erotique. On va au café-concert, où on boit encore et où le désir s'accroît. On finit la nuit en se satisfaisant jusqu'à la lassitude, et, le prochain jour de paye, on recommence. Ajoutons qu'un jeune ouvrier n'a reçu aucune éducation sur ces questions si importantes et qu'il croirait ridicule, et peut-être même malsain, de rester sobre ou chaste.